Petite présentation (par Cécile V.)


Ce blog, c'est celui d'une mordue de littérature. En effet, la lecture est ma passion et elle ne s'arrange pas avec l'âge pour mon plus grand plaisir.

Modestement, je souhaite juste démêler mes impressions, mes idées et mes suggestions qui me viennent lorsqu'entre mes mains, un livre s'achève, une dernière page se tourne, une histoire se finit et quand toute aventure de lecture prend fin. C’est alors que l’écriture rentre en jeu en tentant au maximum de trouver les mots justes, les tournures adéquates pour exprimer le fonds de mes pensées, de mes sentiments, de ce qui à mon sens aurait du être ou ne pas être. Bien évidemment, ce n’est qu’un humble avis qui ne se veut pas universel, ni juste, mais raisonné et pourquoi pas, vous apporter quelques bons conseils et pistes de futures nouvelles lectures.

Vous l'aurez sans doute compris, la lecture est un monde tellement à part, tellement supérieur que s’exercer à la critique n’est qu’une façon détournée de prolonger un instant cet événement hors du temps pour en jouir.

Cécile

Verba volant. Scripta manent.


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mardi 1 novembre 2016

Irezumi - Akimitsu Takagi - Editions Denoël

Irezumi

Akimitsu Takagi

Éditions Denoël

Traduit du japonais par Mathilde Tamae-Bouhon


Broché 368 pages



Synopsis

Tokyo, été 1947. Dans une salle de bains fermée à clef, on retrouve les membres d’une femme assassinée. Son buste – lequel était recouvert d’un magnifique irezumi, ce célèbre tatouage intégral pratiqué par les yakuzas qui transforme tout corps en œuvre d’art vivante – a disparu. Le cadavre est découvert par deux admirateurs de la victime : un professeur collectionneur de peaux tatouées et le naïf et amoureux Kenzô Matsushita. La police a deux autres meurtres sur les bras : le frère de la première victime, dont le corps était lui aussi recouvert d’un irezumi, retrouvé mort et écorché, et l’amant jaloux de la jeune femme, tué d’une balle dans la tête. Frustré par leur incapacité à résoudre ces affaires, Matsushita appelle à la rescousse Kyôsuke Kamisu, dit «le Génie». Seul ce surdoué charismatique et élégant peut démasquer le psychopathe arracheur de tatouages. 

Paru en 1948 au Japon, vendu à plus de 10 millions d’exemplaires, Irezumi, véritable classique du polar nippon, est enfin publié en France.

Avis

Entre une couverture sympathique et fascinante et un résumé qui laisse songeur, le synopsis de ce roman m'a au commencement fortement séduit.

Sur un fond d'après guerre, ce roman nous embarque dans un thriller qui paraît épatant notamment avec le meurtre de cette femme tatouée d'un irezumi retrouvée démembrée dans sa salle de bain. Nonobstant, les débuts m'ont paru longs et les rappels liés à l'histoire japonaise et aux pratiques du tatouage mal perçues voire prohibées durant l'ère Meiji peuvent parfois, même si cela reste très instructif, prendre une part un peu trop importante sur l'ensemble du récit. Pareil, en ce qui concerne l'image négative que l'on tente de nous faire comprendre sur le tatouage souvent associé au Japon aux yakuzas, l'auteur se penche un peu trop souvent sur les valeurs de tout ce que peut représenter cet art marginal. Toute cette mise en avant de l'histoire du tatouage au Japon compromet l'essence même du roman qui pour moi a été remisée au second plan altérant ainsi la qualité du thriller.

Aussi, les personnages ne sont pas toujours tous très convaincants, notamment ce mystérieux surdoué qui sera presque à lui seul capable de résoudre l'énigme qui taraude l'ensemble des autres protagonistes. Sa présence en fin de roman laisse à l'auteur une solution de facilité pour terminer son roman sans trop s'éterniser sur l'imbroglio que cache cette affaire de meurtre et de tatouage.

Avec un style simple et opérant, ce roman reste toutefois un bon moment de divertissement associant lecture et culture.

Merci aux Editions Denoël!

Note : 6/10