Petite présentation (par Cécile V.)

Petite présentation By Cécile V.

Ce blog, c'est celui d'une mordue de littérature. En effet, la lecture est ma passion et elle ne s'arrange pas avec l'âge pour mon plus grand plaisir.

Modestement, je souhaite juste démêler mes impressions, mes idées et mes suggestions qui me viennent lorsqu'entre mes mains, un livre s'achève, une dernière page se tourne, une histoire se finit et quand toute aventure de lecture prend fin. C’est alors que l’écriture rentre en jeu en tentant au maximum de trouver les mots justes, les tournures adéquates pour exprimer le fonds de mes pensées, de mes sentiments, de ce qui à mon sens aurait du être ou ne pas être. Bien évidemment, ce n’est qu’un humble avis qui ne se veut pas universel, ni juste, mais raisonné et pourquoi pas, vous apporter quelques bons conseils et pistes de futures nouvelles lectures.

Vous l'aurez sans doute compris, la lecture est un monde tellement à part, tellement supérieur que s’exercer à la critique n’est qu’une façon détournée de prolonger un instant cet événement hors du temps pour en jouir.

Verba volant. Scripta manent.

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lundi 24 octobre 2016

Je m'appelle Léon - Kit de Waal - Editions Kero (#MRL16)



Je m'appelle Léon

Kit de Waal

Editions Kero


Broché 352 pages 

Synopsis

Leon, 9 ans, est un garçon courageux. Quand un jour sa mère n’arrive plus à se lever le matin, il s’occupe de son demi-frère Jake. Quand l’assistante sociale emmène les deux garçons chez Maureen au gros ventre et aux bras de boxeur, c’est lui qui sait de quoi le bébé a besoin. Mais quand on lui enlève son frère et qu’on lui dit que chez ses nouveaux parents il n’y a pas de place pour un grand garçon à la peau sombre, c’en est trop.

Heureusement Leon rencontre Tufty, qui est grand et fort, qui fait du vélo comme lui et qui, dans son jardin, lui apprend comment prendre soin d’une petite plante fragile. Mais Leon n’oublie pas sa promesse de retrouver Jake et de réunir les siens comme avant. Le jour où il entend une conversation qui ne lui était pas destinée, il décide de passer à l’action…
Émouvant, dramatique mais aussi jubilatoire, Je m’appelle Leon évoque de façon éloquente la force de l’amour, le lien indéchirable entre frères, et ce qui, en fin de compte, fait une famille.



Avis 



Avant de donner mon avis sur ce roman, je tiens à remercier une nouvelle fois toute l'équipe de Priceminister mais également les éditions Kero pour m'avoir donné cette nouvelle chance d'être sélectionnée pour les Matchs de la rentrée littéraire 2016 et pour l'envoi de ce livre ô combien bouleversant et poignant.

Je me permets de le dire d'emblée avant même de commencer toute forme d 'analyse sur ce roman de Kit de Waal, ce livre est mon gros coup de cœur de l'année !

Auteur qui m'était encore inconnu jusqu'à cette lecture, Je m'appelle Léon est un roman déchirant, captivant, poignant et profondément troublant et humain. Toutes ces émotions sont d'ailleurs accentuées par le fait que la narration est faite par ce petit Léon, enfant de 9 ans, qui du jour au lendemain se retrouve seul à assumer la responsabilité de son demi-frère Jake âgé seulement de quelques mois. Carol, la mère des deux petits garçons, ayant sombré dans la dépression et l'alcool, passe ses journées à dormir, ne s'occupe plus de ses enfants et le père du petit dernier a déserté le cocon familial. Alors Léon tente tant bien que mal de s'occuper de son petit frère, mais un jour la situation s'aggrave et les deux petits sont placés en famille d'accueil, chez Maureen, une femme tendre et bienveillante.

A partir de là, en tant que lecteur, notre colère monte et nos larmes sont la démonstration de toutes les émotions bouleversantes que ce récit suscite.

Léon a 9 ans et c'est un petit garçon métis aux yeux noirs, quand à Jake sa peau est de couleur blanche, ses yeux sont d'un magnifique bleu et c'est encore un tout petit bébé, alors quand les services sociaux présentent les deux enfants à l'adoption, le petit Jake va très vite être adopté par un couple contrairement à Léon qui se retrouve désormais tout seul avec Maureen, complètement désorienté et en colère contre ce monde cruel saturé d'adultes hypocrites et sans scrupules.

A côté de tous ces émois fracassants qui vous nouent la gorge, certains passages sont amusants en raison de la perspective narrative présente et ciblée sur les sentiments et la sensibilité d'un enfant de 9 ans. On s'amuse et l'instant d'après on pleure.

Ce roman s'avale rapidement avec un bon paquet de mouchoirs à vos côtés et une sensation de nez bouché après chaque chapitre, mais une fois terminé, vous aurez le sentiment d'avoir accompagné ce petit Léon dans toutes ces péripéties et dans toutes ces tragédies avec chaque fois l'espoir que son avenir s'éclaircira. Près de vos mouchoirs, quelques friandises pourront sans doute vous réconforter comme les Raiders du petit Léon, que vous auriez bien aimé partager, pelotonnés avec lui devant la télé.

En milieu de lecture, l'auteur s'éloigne sans doute volontairement, avec quelques longueurs, du thème principal mais en ce qui me concerne ce flottement n'a rien entaché au récit. A lui seul, ce roman a été une boule d'émotions pour moi, sans doute parce que je suis une maman un peu trop mère-poule qui a assurément du mal à comprendre qu'une mère puisse délaisser à ce point sa progéniture.

Un très beau roman où l'auteur a su retranscrire avec justesse la force des liens du sang et du cœur avec un style innocent et attachant. Une plume fluide et délicate qui bouleverse son lectorat et qui nous ouvre les yeux sur une réalité présente dans notre société où malheureusement bons nombres de familles et d'enfants se retrouvent ballottés de foyer en foyer ou de famille d'accueil en famille d'accueil.

Note : 10/10