Petite présentation (par Cécile V.)

Petite présentation By Cécile V.

Ce blog, c'est celui d'une mordue de littérature. En effet, la lecture est ma passion et elle ne s'arrange pas avec l'âge pour mon plus grand plaisir.

Modestement, je souhaite juste démêler mes impressions, mes idées et mes suggestions qui me viennent lorsqu'entre mes mains, un livre s'achève, une dernière page se tourne, une histoire se finit et quand toute aventure de lecture prend fin. C’est alors que l’écriture rentre en jeu en tentant au maximum de trouver les mots justes, les tournures adéquates pour exprimer le fonds de mes pensées, de mes sentiments, de ce qui à mon sens aurait du être ou ne pas être. Bien évidemment, ce n’est qu’un humble avis qui ne se veut pas universel, ni juste, mais raisonné et pourquoi pas, vous apporter quelques bons conseils et pistes de futures nouvelles lectures.

Vous l'aurez sans doute compris, la lecture est un monde tellement à part, tellement supérieur que s’exercer à la critique n’est qu’une façon détournée de prolonger un instant cet événement hors du temps pour en jouir.

Verba volant. Scripta manent.

Nombre total de pages vues

mardi 27 décembre 2016

Sexy comédie Recherche (fausse) fiancée Kim Grey - Editions Addictives


Sexy comédie Recherche (fausse) fiancée

Kim Grey


594 pages


Editions Addictives


Comédie Adult Romance





Synopsis


Quand Ivy Clemens, jeune comédienne de stand-up, indépendante et sûre d’elle, répond à l’annonce n° 345856, elle n’imagine pas qu’elle s’apprête à jouer le rôle de sa vie… Et quel rôle ! Engagée par Simon Stone pour incarner sa fiancée lors d’une fête de famille, Ivy doit renoncer à ce qu’elle est. D’artiste fauchée, elle devient la riche héritière d’une famille de diamantaires.

La jeune femme se lance avec curiosité dans ce défi pour le moins surprenant et terriblement attractif. Mais perdue entre fiction et réalité, elle sera bien vite déstabilisée par un partenaire aussi troublant qu’énigmatique.

Avis


C'est le genre de roman parfait à lire durant les fêtes de fin d'année. Facile à dévorer, tout comme une boîte de chocolats. Malgré le pavé qu'il représente par son nombre de pages, il s'avale aussi rapidement qu'une bonne bûche glacée.

Kim Grey a su trouver un rythme agréable à sa plume afin de rendre son récit attrayant, car ce genre de roman me laisse trop souvent un sentiment de déjà lu. Malgré des dialogues que je trouve parfois un peu trop naïfs, le fond même de l'intrigue reste intéressant. Les protagonistes sont toujours un copier-coller du genre, avec d'un côté l'homme riche ,séduisant et torturé et de l'autre la jeune femme un peu nunuche mais charmante.

Les scènes érotiques font bien évidemment parties intégrantes du récit mais suffisamment bien dosée pour ne pas alourdir le récit et le lecteur de longs paragraphes sirupeux et assommants.
Les quelques mésaventures de nos principaux protagonistes font un peu trop clichés et la simplicité des événements donne une dimension parfois un peu irréaliste à la situation. On s'en amuse, c'est le principal à retenir dans ce genre de récit.

Bon, vous l'aurez compris, même si ce roman n'est certes pas le coup de cœur de cette fin d'année, il aura au moins le mérite de se lire rapidement sans prise de tête et de vous faire passer quelques bons moments de lecture en toute sérénité.

Je voudrais enfin remercier toute l'équipe de Livraddict ainsi que les Editions Addictives pour l'envoi de ce partenariat.


Note : 7/10

dimanche 4 décembre 2016

Troupe 52 - Nick Cutter - Editions Denoël



Troupe 52

Nick Cutter

Editions Denoël

Traduit de l'anglais (Canada) par Eric Fontaine

446 pages








Synopsis


Une fois par an, le chef scout Tim Riggs emmène un groupe d’adolescents sur Falstaff Island, en pleine nature canadienne, pour trois jours de camping. Et rien de tel qu’une bonne histoire de fantômes et le crépitement d’un feu de joie pour faire le bonheur de la joyeuse troupe. Mais lorsqu’un individu émacié, qui semble tout droit sorti d’un film d’horreur, débarque sur leur camp, réclamant de la nourriture, le séjour vire au cauchemar. L’homme n’a pas seulement faim. Il est malade. Un malade comme ils n’en ont jamais vu… et dangereux avec ça. 
Coupée du reste du monde, la troupe va devoir affronter une situation bien plus terrible que toutes les histoires inventées autour du feu. Pour survivre, ils devront combattre leurs peurs, les éléments, et se confronter à leur pire ennemi, eux-mêmes. 
À mi-chemin entre Sa Majesté des mouches et 28 jours plus tard, ce thriller qui a fait pâlir d’angoisse Stephen King en personne vous plongera au cœur des ténèbres, à la frontière de la folie.



Avis

Un grand merci aux Editions Denoël pour cette belle découverte livresque. Un joli coup au cœur avec ce roman que je mettrai bien dans la catégorie des inqualifiables tant l'aspect sanglant et le côté captivant de l’histoire se confondent à la perfection pour en faire un véritable chef d’œuvre de l'horreur.

Je n'ai jamais été déçue par la collection des romans classés « à suspens » ou  « sueurs froides » par les Éditions Denoël. La plupart ont été de vrais coups de cœur pour moi et c'est en effet à nouveau le cas avec le roman de Nick Cutter, Troupe 52.

L'ambiance de ce roman est sinistre et glauque mais paradoxalement très palpitante au regard de ce qui se produit sur cette petit île où campent comme chaque année cinq scouts et leur chef Tim Riggs.
L'auteur a pris un soin particulier à fignoler le caractère de chaque protagoniste. Difficile d'ailleurs de se mettre à la place de ces différents adolescents au caractère si divergent les uns des autres. Entre la tête de Turc, le marginal antisocial, le caïd ou encore le beau gosse, le lecteur n'a pas le temps de s'ennuyer dans les dialogues. Un joli travail a été apporté sur la personnalité des personnages ce qui donne toute puissance et rondeur au récit. C'est fort agréable à lire, c'est même fascinant et ce malgré le côté un peu abject de certaines scènes. Mais bon, en lisant le résumé de ce roman, on sait à l'avance que l'on ne va pas débarquer sur l’île des Bisounours, bien au contraire.

Étrangement, si ce livre nous coupe la faim et nous vrille les entrailles en raison du mal qui s'abat sur cette petite île, l'auteur prend un malin plaisir à concentrer son récit sur la nourriture ou à tout ce qui peut s'y apparenter. Alors autant le dire, il faut tout de même avoir l'estomac bien accroché, car certains passages sont assurément aussi écœurants que palpitants.

Le style est fluide et authentique dans le sens où l'auteur donne tellement de réalisme au comportement de cette bande d'adolescents que nous prenons un réel plaisir à poursuivre ce récit aussi effroyable que passionnant.

Une adaptation cinématographique de ce livre serait un ravissement pour les fans du genre.



Note : 10/10

mardi 29 novembre 2016

Bridget Jones Baby Le journal - Helen Fielding - Editions Albin Michel


Bridget Jones Baby Le journal

Helen Fielding

Traduit de l'anglais par Françoise Sorbier et Dominique Autrand

Editions Albin Michel

Broché


264 pages





Synopsis

On croyait tout connaître de Bridget Jones.… Mais si la mythique héroïne ne nous avait pas tout dit ? C'est le plus beau moment dans la vie d'une femme : être mère pour la première fois. Mais Bridget n'est pas une femme tout à fait comme les autres. Lorsqu'elle apprend qu'elle est enceinte, elle hésite entre euphorie est désespoir : qui est le père de l'enfant ? Telle est la question (entre autres) qui la taraude... 

Dans son journal, la célibataire la plus désopilante de la littérature anglaise se livre… complètement. Une comédie vraiment éblouissante !



Mon avis

Pour n'avoir eu jusqu'à présent qu'une vision cinématographique de la plus célèbre des célibattantes, j'ai tenu à découvrir ce nouvel opus de Bridget Jones sous la plume de son auteur Helen Fielding.
Dans ce nouveau roman, Helen Fielding aborde le thème de la grossesse avec un humour aussi désopilant que dans ses précédents tomes.

A l'aube de la quarantaine, Bridget Jones est à nouveau célibataire, séparée de Marck Darcy, elle décide de se concentrer sur sa carrière professionnelle, délaisse volontairement sa vie amoureuse malgré cette foutue horloge biologique qui continue de tourner et un entourage qui n'arrête pas de lui rappeler sans cesse qu'elle atteint bientôt l'âge limite pour enfanter.

Mais alors que tout va pour le mieux dans sa vie, Bridget apprend soudainement qu'elle est enceinte. Quand elle voit enfin son rêve se réaliser, une problématique s'oppose à son bonheur : quelle est l'identité du père du futur bébé ?

Évidement, on passe de très bons moments de lecture avec une plume très fluide et divertissante.
Un petit bémol tout de même pour les premières pages où il est parfois un peu difficile de suivre la chronologie de son journal, mais bon, avec son espièglerie parfois grinçante et son côté un peu excentrique, l'approche de cette grossesse et des problèmes que Bridget va rencontrer donnent une approche plus authentique et plus proche de la réalité que les précédents opus avec de jolis clichés truculents.

Les rides n'ont finalement pas affaibli notre héroïne et c'est avec un immense plaisir que l'on découvre une Bridget Jones un peu différente mais toujours aussi charmante.

Un grand merci aux Éditions Albin Michel pour cette belle découverte.

Note : 8,5/10  

mardi 1 novembre 2016

Irezumi - Akimitsu Takagi - Editions Denoël

Irezumi

Akimitsu Takagi

Éditions Denoël

Traduit du japonais par Mathilde Tamae-Bouhon


Broché 368 pages



Synopsis

Tokyo, été 1947. Dans une salle de bains fermée à clef, on retrouve les membres d’une femme assassinée. Son buste – lequel était recouvert d’un magnifique irezumi, ce célèbre tatouage intégral pratiqué par les yakuzas qui transforme tout corps en œuvre d’art vivante – a disparu. Le cadavre est découvert par deux admirateurs de la victime : un professeur collectionneur de peaux tatouées et le naïf et amoureux Kenzô Matsushita. La police a deux autres meurtres sur les bras : le frère de la première victime, dont le corps était lui aussi recouvert d’un irezumi, retrouvé mort et écorché, et l’amant jaloux de la jeune femme, tué d’une balle dans la tête. Frustré par leur incapacité à résoudre ces affaires, Matsushita appelle à la rescousse Kyôsuke Kamisu, dit «le Génie». Seul ce surdoué charismatique et élégant peut démasquer le psychopathe arracheur de tatouages. 

Paru en 1948 au Japon, vendu à plus de 10 millions d’exemplaires, Irezumi, véritable classique du polar nippon, est enfin publié en France.

Avis

Entre une couverture sympathique et fascinante et un résumé qui laisse songeur, le synopsis de ce roman m'a au commencement fortement séduit.

Sur un fond d'après guerre, ce roman nous embarque dans un thriller qui paraît épatant notamment avec le meurtre de cette femme tatouée d'un irezumi retrouvée démembrée dans sa salle de bain. Nonobstant, les débuts m'ont paru longs et les rappels liés à l'histoire japonaise et aux pratiques du tatouage mal perçues voire prohibées durant l'ère Meiji peuvent parfois, même si cela reste très instructif, prendre une part un peu trop importante sur l'ensemble du récit. Pareil, en ce qui concerne l'image négative que l'on tente de nous faire comprendre sur le tatouage souvent associé au Japon aux yakuzas, l'auteur se penche un peu trop souvent sur les valeurs de tout ce que peut représenter cet art marginal. Toute cette mise en avant de l'histoire du tatouage au Japon compromet l'essence même du roman qui pour moi a été remisée au second plan altérant ainsi la qualité du thriller.

Aussi, les personnages ne sont pas toujours tous très convaincants, notamment ce mystérieux surdoué qui sera presque à lui seul capable de résoudre l'énigme qui taraude l'ensemble des autres protagonistes. Sa présence en fin de roman laisse à l'auteur une solution de facilité pour terminer son roman sans trop s'éterniser sur l'imbroglio que cache cette affaire de meurtre et de tatouage.

Avec un style simple et opérant, ce roman reste toutefois un bon moment de divertissement associant lecture et culture.

Merci aux Editions Denoël!

Note : 6/10

lundi 24 octobre 2016

Je m'appelle Léon - Kit de Waal - Editions Kero (#MRL16)



Je m'appelle Léon

Kit de Waal

Editions Kero


Broché 352 pages 

Synopsis

Leon, 9 ans, est un garçon courageux. Quand un jour sa mère n’arrive plus à se lever le matin, il s’occupe de son demi-frère Jake. Quand l’assistante sociale emmène les deux garçons chez Maureen au gros ventre et aux bras de boxeur, c’est lui qui sait de quoi le bébé a besoin. Mais quand on lui enlève son frère et qu’on lui dit que chez ses nouveaux parents il n’y a pas de place pour un grand garçon à la peau sombre, c’en est trop.

Heureusement Leon rencontre Tufty, qui est grand et fort, qui fait du vélo comme lui et qui, dans son jardin, lui apprend comment prendre soin d’une petite plante fragile. Mais Leon n’oublie pas sa promesse de retrouver Jake et de réunir les siens comme avant. Le jour où il entend une conversation qui ne lui était pas destinée, il décide de passer à l’action…
Émouvant, dramatique mais aussi jubilatoire, Je m’appelle Leon évoque de façon éloquente la force de l’amour, le lien indéchirable entre frères, et ce qui, en fin de compte, fait une famille.



Avis 



Avant de donner mon avis sur ce roman, je tiens à remercier une nouvelle fois toute l'équipe de Priceminister mais également les éditions Kero pour m'avoir donné cette nouvelle chance d'être sélectionnée pour les Matchs de la rentrée littéraire 2016 et pour l'envoi de ce livre ô combien bouleversant et poignant.

Je me permets de le dire d'emblée avant même de commencer toute forme d 'analyse sur ce roman de Kit de Waal, ce livre est mon gros coup de cœur de l'année !

Auteur qui m'était encore inconnu jusqu'à cette lecture, Je m'appelle Léon est un roman déchirant, captivant, poignant et profondément troublant et humain. Toutes ces émotions sont d'ailleurs accentuées par le fait que la narration est faite par ce petit Léon, enfant de 9 ans, qui du jour au lendemain se retrouve seul à assumer la responsabilité de son demi-frère Jake âgé seulement de quelques mois. Carol, la mère des deux petits garçons, ayant sombré dans la dépression et l'alcool, passe ses journées à dormir, ne s'occupe plus de ses enfants et le père du petit dernier a déserté le cocon familial. Alors Léon tente tant bien que mal de s'occuper de son petit frère, mais un jour la situation s'aggrave et les deux petits sont placés en famille d'accueil, chez Maureen, une femme tendre et bienveillante.

A partir de là, en tant que lecteur, notre colère monte et nos larmes sont la démonstration de toutes les émotions bouleversantes que ce récit suscite.

Léon a 9 ans et c'est un petit garçon métis aux yeux noirs, quand à Jake sa peau est de couleur blanche, ses yeux sont d'un magnifique bleu et c'est encore un tout petit bébé, alors quand les services sociaux présentent les deux enfants à l'adoption, le petit Jake va très vite être adopté par un couple contrairement à Léon qui se retrouve désormais tout seul avec Maureen, complètement désorienté et en colère contre ce monde cruel saturé d'adultes hypocrites et sans scrupules.

A côté de tous ces émois fracassants qui vous nouent la gorge, certains passages sont amusants en raison de la perspective narrative présente et ciblée sur les sentiments et la sensibilité d'un enfant de 9 ans. On s'amuse et l'instant d'après on pleure.

Ce roman s'avale rapidement avec un bon paquet de mouchoirs à vos côtés et une sensation de nez bouché après chaque chapitre, mais une fois terminé, vous aurez le sentiment d'avoir accompagné ce petit Léon dans toutes ces péripéties et dans toutes ces tragédies avec chaque fois l'espoir que son avenir s'éclaircira. Près de vos mouchoirs, quelques friandises pourront sans doute vous réconforter comme les Raiders du petit Léon, que vous auriez bien aimé partager, pelotonnés avec lui devant la télé.

En milieu de lecture, l'auteur s'éloigne sans doute volontairement, avec quelques longueurs, du thème principal mais en ce qui me concerne ce flottement n'a rien entaché au récit. A lui seul, ce roman a été une boule d'émotions pour moi, sans doute parce que je suis une maman un peu trop mère-poule qui a assurément du mal à comprendre qu'une mère puisse délaisser à ce point sa progéniture.

Un très beau roman où l'auteur a su retranscrire avec justesse la force des liens du sang et du cœur avec un style innocent et attachant. Une plume fluide et délicate qui bouleverse son lectorat et qui nous ouvre les yeux sur une réalité présente dans notre société où malheureusement bons nombres de familles et d'enfants se retrouvent ballottés de foyer en foyer ou de famille d'accueil en famille d'accueil.

Note : 10/10 





samedi 22 octobre 2016

Demain les chats - Bernard Werber - Editions Albin Michel





Demain les chats

Bernard Werber

Edition Albin Michel

320 pages












Synopsis

Pythagore, chat de laboratoire appareillé pour se connecter avec les ordinateurs enseigne à Bastet, jeune chatte Montmartroise, à communiquer avec les humains pour tenter de leur faire prendre conscience de la violence de leur société.

Avis

Avec une si belle couverture de roman, on ne peut que fraterniser avec nos amis les chats, même pour les plus récalcitrants. Cependant, je n'ai pas été aussi fascinée par cette lecture que je l'aurai espéré.
Les premiers chapitres de ce roman sont plutôt sympathiques. Avec sa principale héroïne, Bastet, qui n'est autre qu'une chatte vivant dans un appartement parisien avec sa maîtresse, l'auteur Bernard Werber, tente de nous donner une vision atypique de notre société telle que perçue par nos braves petits félins, et tente, par la même occasion de s'amuser tout en divertissant son lectorat en abordant des thèmes qu'il affectionne tout particulièrement.

Nous apprenons à connaître Bastet dont l'ambition principale, pour cette chatte légèrement acariâtre, est de communiquer avec nous, êtres humains. Et bien évidemment, pour l'aider dans sa volonté, elle va faire la connaissance de Pythagore, un chat voisin, intelligent, un brin prétentieux mais brillant qui connaît déjà tout sur l'espèce humaine.

Si le style de l'auteur est très engageant et facile à lire, en retour l'histoire est en elle-même davantage contée dans le seul but de nous représenter les difficultés que traverse notre société actuelle à travers les yeux des chats, animaux considérés comme supérieurs à nous, égoïstes, indépendants, intelligents et extralucides.

Quand on pense que les chats ont conscience du danger que peut représenter l'espèce humaine ! L'auteur aborde en effet régulièrement le thème principal de notre actualité avec l'ubiquité du terrorisme. 
Le contexte et l'ambiance de fond sont les points positifs de ce roman, mais en ce qui concerne le reste, c'est parfois un peu du grand n'importe quoi. Même s'il s'agit d'un roman un peu fantasque, certaines situations sont difficilement atteignables et envisageables, même si demain on peut envisager des chats connectés à Internet. Après tout, le monde de demain sera peut être complètement différent de celui que nous vivons aujourd'hui, alors, pourquoi pas ? 
Les chats ont tout de même raison sur un point essentiel, l'espèce humaine progresse et travaille à sa propre extinction. Ce constat est malheureux mais il est effroyablement réel.

Un grand merci aux Editions Albin Michel pour la découverte de ce nouveau roman de Bernard Werber.

Note : 7/10



mardi 27 septembre 2016

De beaux jours à venir de Megan Kruse - Éditions Denoël -


De beaux jours à venir

Megan Kruse

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Héloïse Esquié

Éditions Denoël


372 pages








Synopsis

Depuis des années, Amy subit la violence de Gary. Jusqu’au jour où elle reçoit le coup de trop et décide de s’enfuir avec ses deux enfants, Jackson, dix-huit ans, et Lydia, treize ans. Premier arrêt au Starlight, motel crasseux qui va leur servir de refuge. Tous les trois s’endorment sereins et soulagés, mais au petit matin Jackson a disparu. Croyant gagner l’amour d’un père qui le rejette, il est retourné chez eux et a trahi sa mère et sa sœur en révélant à Gary l’adresse du motel. Amy se rend alors à l’évidence : si elle veut assurer sa sécurité et celle de Lydia, elle va devoir abandonner son fils. Cette séparation brise le cœur de la petite fille, très attachée à ce frère doux et différent. Jackson, de son côté, doit désormais se débrouiller seul, tiraillé entre la recherche désespérée de l’amour paternel, sa culpabilité et sa difficulté à gérer son homosexualité naissante.

De beaux jours à venir est un roman terriblement juste, touchant et sans complaisance, sur la famille, les sacrifices que l’on peut faire en son nom, et leurs conséquences. Un chef-d’œuvre où l’émotion prend à la gorge à chaque page.




Avis

Ce roman démarre dans la petite ville de Tulalip dans l'état de Washington où l'on fait la connaissance de la famille Holland : Amy, la mère ; Gary, le père, mari violent, despote et alcoolique ; et leurs deux enfants, Lydia et Jackson.

Au travers des trois principaux protagonistes : Amy, Lydia et Jackson, l'auteur construit son roman à trois voix tout en remontant le temps. Cette chronologie structurée permets ainsi au lecteur de découvrir l'histoire et le vécu de chacun, tous marqué à différents degrés par la violence, les doutes et l'inquiétude. D'autre part, l'auteur n'a pas à se soucier du risque de perdre son lecteur dans la succession des événements relatés car elle a su combiner « temps » et « focalisation », car en effet, chaque chapitre est centré sur un des trois principaux personnages, ce qui donne toute facilité au lecteur de suivre commodément le récit.

C'est le personnage de Jackson qui m'a sans doute le plus touché, avec le sentiment personnel que l'auteur a davantage peaufiné le caractère de ce dernier.

L'auteur traite de nombreux et sombres sujets à sa manière dans ce formidable récit : les violences conjugales, la peur, l'homosexualité, l'abandon, la rue, la misère, la prostitution, et bien d'autres.

Je remercie à nouveau les Éditions Denoël pour cette belle découverte livresque.

Note : 9/10

vendredi 9 septembre 2016

Petits Secrets, Grands mensonges - Liane Moriarty



Petits secrets, Grands mensonges
de Liane Moriarty

Traduit de l'anglais (Australie) par Béatrice Taupeau
Broché 500 pages

Éditions Albin Michel


Synopsis

Meurtre ou tragique accident ? À la fête de l'école, quelqu'un a trouvé la mort. Mais qui est vraiment responsable du drame ?Trois femmes à la croisée des chemins, des ex-maris et leurs nouvelles épouses, des familles recomposées (ou décomposées), qui cachent tous ces redoutables petits mensonges que l'on se raconte à soi-même pour continuer de vivre... Après Le Secret du mari, best-seller international, Liane Moriarty nous plonge une fois encore dans l'univers clos de ces quartiers résidentiels qui dissimulent derrière leurs jolies façades d'inavouables secrets. Avec elle, le sourire n'est jamais loin des larmes.Bientôt sur les écrans télé, la grande série HBO inspirée du roman, réunira dans les rôles principaux deux lectrices enthousiastes : Nicole Kidman et Reese Witherspoon !« Lire Liane Moriarty, c'est un peu comme déguster un Cosmopolitan relevé d'un doigt d'arsenic. »USA Today Meurtre ou tragique accident ? À la fête de l’école, quelqu’un a trouvé la mort. Mais qui est vraiment responsable du drame ? Trois femmes à la croisée des chemins, des ex-maris et leurs nouvelles épouses, des familles recomposées (ou décomposées), qui cachent tous ces redoutables petits mensonges que l’on se raconte à soi-même pour continuer de vivre… Après Le Secret du mari, best-seller international, Liane Moriarty nous plonge une fois encore dans l’univers clos de ces quartiers résidentiels qui dissimulent derrière leurs jolies façades d’inavouables secrets. Avec elle, le sourire n’est jamais loin des larmes.



Mon avis

Liane Moriarty, auteur qui m'était encore inconnue jusqu'à ce que je me lance dans la lecture de Petits secrets, Grands mensonges, vient de rentrer dans le top ten des meilleurs romans originaux et je dois avouer que je suis désormais sous le charme de la plume de Liane Moriarty.

L'auteur nous dresse le portrait de plusieurs femmes, mères de famille et de leur petit monde familial avec une originalité intéressante dans le récit où la plupart des chapitres démarrent par une remontée dans le temps et se termine par un dialogue entre chaque parent d'élèves et l'inspecteur Adrian Quinlan. Pourquoi la présence de cet inspecteur dans le récit ? Car, comme dans toute famille en apparence parfaite, de petits secrets ou de lourds mensonges peuvent parfois prendre des proportions inimaginables. On comprend alors rapidement qu'un meurtre a eu lieu d'où la présence de cet agent de police.

A l'image des séries comme Damages ou Bloodline avec des sortes de « flashforwards », l'auteur prend le temps de nous présenter chacun des protagonistes avec une mise en place qui peut paraître un peu longue. Toutefois, nous sommes vites captés par l'envie d'en apprendre davantage et c'est sans doute ce côté un peu mystérieux qui m'a tenu en haleine et surtout, les problèmes familiaux abordés dans ce roman qui sont malheureusement et trop souvent la réalité de chaque jour.
Il est très agréable de lire dans le synopsis du roman que ce récit est actuellement adapté au cinéma avec une série intitulée « Big Little Lies ». C'est une double réjouissance pour moi !

Un grand merci aux Editions Albin Michel pour la découverte de ce roman et de Liane Moriarty!



Note : 9/10


samedi 30 juillet 2016

Avis : Les forêts d'Acora de Thomas Clearlake


Les forêts d'Acora

version numérique


Thomas Clearlake




Synopsis

Au cœur du système Autarcique d’Auriande, de mystérieux objets célestes viennent de s’écraser sur une jeune planète du nom d’Acora.
Sous le sceau de Vijā Saati, l’Alliance universelle secrète, Jaadhur et ses compagnons y sont mandatés. Leur mission: entrer en contact avec un ordre siégeant au sein d’une cité-monastère dans les sommets de l’Alghurinda Coronis.
Les rudes conditions du protocole autarcique en vigueur sur Acora vont rendre le voyage des plus périlleux. Des profondes forêts jusqu’aux vallées de glace, en passant par les déserts d’Hoznaghir, les trois agents de Vijā Saati vont être mis à l’épreuve.
Mais ils ne sont pas les seuls à chercher à rejoindre Uthaïhadda…Une menace effroyable les poursuit dans l'ombre...


Mon avis

C'est avec une curiosité toute relative que j'ai accueilli le roman de Thomas CLearlake qu'il m'a gentiment proposé de découvrir. En effet, ce type de roman n'est habituellement pas mon domaine de prédilection mais j'ai tout de même souhaité nourrir l'intérêt que j'ai ressenti en lisant le résumé de ce roman.

A la lecture du premier chapitre, je ne saurai vous en expliquer la raison, mais j'ai eu le sentiment de plonger dans un monde, certes de fiction, mais dans un monde à l'image du jeu World of Warcraft. La comparaison n'est pas bonne, car le premier chapitre passé, on s'aperçoit bel et bien que ce monde est autre, bien qu'il reste tout aussi imaginaire. Je pense que mon analogie a été provoquée par la présence de certaines situations : "le ménestrel" en tout début de lecture, ou encore "l'Alliance", "l'auberge", "le quartier marchand", ou encore dans cet extrait : "Des commerçants, accoutrés de robes aux couleurs vives toutes festonnées de gemmes,..." Après avoir fait l'analyse de cette première partie de lecture, je pense que j'ai trouvé plus ou moins les réponses à cette vision personnelle que j'ai eu en découvrant le texte. Ce n'est toutefois qu'un ressenti subjectif que j'ai finalement fort bien apprécié dans cette première section de lecture. 

Néanmoins, au fil des chapitres, les difficultés ont commencé à s'entrevoir notamment avec la multiplicité des personnages et la complexité des prénoms mais également dans la description du monde dans lequel le lecteur est censé évoluer. On perd rapidement le fil des relations entre les différents protagonistes tant ils sont nombreux et on fini par sombrer dans un épais brouillard. On lit sans forcément bien comprendre malgré la présence d'un lexique en fin de roman. J'ai du conserver mon ordinateur allumé près de moi sur les pages du lexique tout en lisant sur ma liseuse pour éviter de perdre le fil de l'histoire. Sur une version numérique, le lexique est une peu incommodant. Je comprends toutefois la nécessité de la présence de celui-ci, alors, sans doute que sur une version papier, la lecture en sera peut être plus agréable.

Sinon, il faut toutefois souligner la très belle capacité rédactionnelle de l'auteur. La qualité du vocabulaire employé et la technicité des termes montrent que nous avons affaire à un auteur relativement doué pour manier le stylo et le clavier. Personnellement, même si ce livre ne m'a pas emballé, je serai toutefois ravie de lire un futur autre roman de Thomas Clearlake si un autre univers est abordé avec moins de complexité.

Je suis également certaine que ce roman trouvera ou a déjà trouvé son fan-club.

Je remercie Thomas Clearlake pour m'avoir fait confiance et pour m'avoir permis de découvrir son univers.

Note : 5/10

samedi 12 mars 2016

Ne t'approche pas de Luana Lewis aux Editions Denoël

Ne t'approche pas
Luana Lewis

Editions Denoël
320 pages

Parution : 18 février 2016


Trad. de l'anglais par Arnaud Baignot et Perrine Chambon 

Quatrième de couverture

Que feriez-vous si, en pleine nuit, une jeune inconnue au comportement étrange venait frapper à votre porte pour vous demander de l'aide? 

Depuis trois ans, Stella, psychologue, vit recluse chez elle. Souffrant d’une agoraphobie sévère, elle se sent à l'abri dans cette maison isolée qu’elle partage avec son mari, Max. Mais lorsque la jeune Blue frappe à sa porte, avec ses grands yeux effrayés et ses tristes histoires, le monde que Stella a mis tant de temps à construire commence à s’effondrer… 
Derrière le masque de l’adolescente se cache une redoutable manipulatrice. Blue va porter un coup fatal à l’équilibre fragile qui régit la vie de Stella, l’obligeant à se confronter aux traumatismes de son passé et aux secrets qui pèsent sur son mariage.



A nouveau, un grand merci aux Editions Denoël pour l'envoi de Ne t'approche pas de Luana Lewis.

Luana Lewis maitrise parfaitement son sujet et pour un premier roman, on ressent le vécu de l'auteur en tant que psychologue et c'est ce qui lui permets de proposer un très bon livre car il est toujours plus facile d'écrire dans un contexte connu et familier que l'inverse.

Nous entrons donc dans l'univers de la psychologie humaine où l'on y découvre Stella personnage principale, atteinte d'agoraphobie suite à de graves traumatismes passés et qui nous sont progressivement dévoilés au fil de notre lecture. On ne s'ennuie jamais, les courts chapitres facilitent la lecture et les voyages volontaires dans le passé des principaux protagonistes nous donnent les passerelles nécessaires à la compréhension de l'histoire.

L'auteur insiste sur les difficultés psychologiques de la jeune femme et sur sa dépendance médicamenteuse pour affronter son quotidien.

Quand Stella fait la rencontre de Blue, nous sommes confronter à deux types de problématiques, car nous ne savons même plus qui se trouve être la plus instable des deux jeunes femmes : Blue ou Stella.
Et que dire du mari de Stella, un homme plutôt mystérieux, suffisant, antipathique et lâche.

Et finalement, nous allons apprendre pourquoi Stella est devenue du jour au lendemain agoraphobe et le dénouement de cette histoire est plutôt étonnante et rondement bien menée avec la présentation de personnages qui sont prêts à ne reculer devant rien pour imposer leur vision du monde et anéantir leur entourage sans scrupule et sans honte.

Ne t'approche pas est donc un très bon roman psychologique, simple et efficace.

Note : 8/10

jeudi 25 février 2016

Je sais où tu es - Claire Kendal (Editions Albin Michel)



Je sais où tu es 
Claire Kendal

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Nathalie Cunnington

Editions Albin Michel

Collection « Spécial Suspense »

En librairie le 4 février 2016
 Quatrième de couverture

Où que Clarissa aille, Rafe est là. À la fac, où ils travaillent tous les deux, au parc, chez elle... Ses messages saturent son répondeur ; ses cadeaux qu’elle refuse s’entassent devant sa porte. Mais Rafe a été clair : ce professeur, spécialiste des contes de fées, ne renoncera pas à « une fin heureuse ». Seule issue pour la jeune femme : sa participation au jury d’un procès pour viol au tribunal de Bristol, loin de son quotidien. Le regard qu’on porte sur la victime lui ouvre les yeux sur la ligne subtile qui sépare culpabilité et innocence. Clarissa ne pourra échapper à l’emprise de Rafe, elle devra y faire face, au risque de découvrir le conte de fées macabre qu’il a imaginé pour elle. Tout en tension et en sourdes menaces, ce suspense psychologique explore les zones d’ombre entre amour et obsession, fantasmes et réalité. Un thriller fascinant, best-seller en Angleterre, qui envoûte le lecteur jusqu’à sa fin, absolument terrifiante.

Dans Je sais où tu es, nous découvrons le récit de Clarissa, jeune femme à priori sans histoire, intelligente et ayant vécu quelques histoires d'amour inachevées, on comprends rapidement que cette dernière vit le mal être d'une jeune femme en manque d'amour et en quête d'un désir de grossesse qui n'a pour l'instant jamais vu le jour.  

Dès les premières pages nous rentrons dans le vif du sujet. Clarissa vit seule mais un mystérieux inconnu lui envoie non seulement de nombreuses lettres et de nombreux cadeaux mais ce dernier suit également Clarissa partout où elle se rends.

Vous l'aurez donc compris, nous sommes dans un triller avec pour thème principal le harcèlement  sexuel et moral.

Clarissa vit de plus en plus recluse avec pour seule et unique peur, celle de croiser ce fameux Rafe qui lui fait horreur. Souffrant en silence, elle apprends au fur et à mesure du récit à accumuler un maximum de preuves de son harcèlement.  Concomitamment à ses problèmes, Clarissa se rends chaque jour au tribunal après avoir été sélectionnée pour faire partie d'un jury populaire dans une affaire de drogue et de viol. Elle y retrouve d'autres membres jurés comme elle et se prends d'amitié pour Annie et surtout pour Robert.

Dans ce récit, l'auteur aborde avec pertinence tous les comportements et les moyens mis en œuvre par le harceleur pour nuire et détruire la vie sociale de sa victime. Clarissa est prête à tout pour fuir son agresseur au risque de perdre sa meilleure amie dont il n'hésite pas à utiliser pour causer un maximum de tord à Clarissa. Dégoût, colère, humiliation, dépression et perte de confiance en soi,... voilà toute la souffrance qu'éprouve Clarissa face à cet homme qui devient de plus en plus présent et obsédée par elle.

On comprends aussi que le fléau du harcèlement sexuel est difficile à endiguer dans le sens où certes si dans cette histoire Clarissa à réussi à obtenir l'aide de la police, la justice de son côté n'a pas pris les mesures suffisantes et favorables  pour neutraliser le risque encouru.

En nous livrant la fin de son histoire, l'auteur Claire Kendal souhaite toucher son lectorat au point qu'il vous sera même impossible de lâcher les dernière pages. Si nous sommes ici dans une fiction, nous savons pertinemment que la plupart des fictions s'inspirent de faits réels, rarement l'inverse... !

Quel sera le dénouement de cette histoire? Personnellement, je l'ai trouvé terrible et malheureusement trop proche d'une réalité qui ne devrait pas exister! 

Alors, sans doute comme moi, vous terminerez la lecture de ce livre avec une certaine colère et mélancolie !

Un grand merci aux Editions Albin Michel !

Note : 9/10

lundi 22 février 2016

Il reste la poussière de Sandrine Colette


Il reste la poussière
Sandrine Colette

Editions Denoël
Collection Sueurs Froides

Parution : 25 janvier 2016

302 pages






Quatrième de couverture

Patagonie. Dans la steppe balayée de vents glacés, un tout petit garçon est poursuivi par trois cavaliers. Rattrapé, lancé de l’un à l’autre dans une course folle, il est jeté dans un buisson d’épineux. 

Cet enfant, c’est Rafael, et les bourreaux sont ses frères aînés. Leur mère ne dit rien, murée dans un silence hostile depuis cette terrible nuit où leur ivrogne de père l'a frappée une fois de trop. Elle mène ses fils et son élevage d’une main inflexible, écrasant ses garçons de son indifférence. Alors, incroyablement seul, Rafael se réfugie auprès de son cheval et de son chien. 
Dans ce monde qui meurt, où les petits élevages sont remplacés par d’immenses domaines, l’espoir semble hors de portée. Et pourtant, un jour, quelque chose va changer. Rafael parviendra-t-il à desserrer l’étau de terreur et de violence qui l’enchaîne à cette famille?



L'auteur Sandrine Colette nous embarque dans les steppes ardentes de Patagonie où l'on y découvre 4 garçons et leur mère vivant dans une petite propriété miséreuse nommée l'Estancia.  Les quatre garçons participent, sous le despotisme de leur mère, à l'élevage des moutons et des bovins leurs assurant à peine l'essentiel pour survivre.

Dans les frères, on découvre les jumeaux Mauro et Joaquin, Steban considéré par la Mère et par ses frères jumeaux comme étant le plus débile de tous et enfin le dernier, Rafael, la bête noire et le souffre-douleur des aînés qui n'hésitent pas à frapper ou à maltraiter physiquement et moralement.  

La mère est détestable, dépourvue d'amour maternel , d'humanité envers sa progéniture et ne les considère uniquement comme des êtres pourvus de bras et seulement utiles à l'accomplissement du travail de la ferme. Les nourrir lui coûte cher et n'hésite pas à leur exprimer sa haine. Parfois elle aurait préféré les noyer à leur naissance comme les chatons que l'on ne désire pas garder.

Ce roman est pauvre en dialogue. La narration est uniquement présente de part les yeux du petit Rafael et de celle de la Mère. J'ai eu peur de ne pouvoir m'attacher aux personnages mais finalement cette histoire est tellement douloureuse, cruelle, violente et triste que j'ai pris pitié des deux plus jeunes garçonnets et je me suis fortement attachée au personnage principal, Rafael.

J'ai apprécié ce roman sous toutes ces formes. En admiration devant ce petit homme Rafael qui serait capable de tout pour sauver son troupeau, sa seule famille. Ses moutons sont les seuls à lui apporter le manque d'affection dont il a toujours manqué.

« Les seules caresses qu'il accepte sont celles des brebis, et il plonge ses mains dans les toisons épaisses pour les pousser vers l'enclos, entoure les cous dans une étreinte plus qu'une secousse s'il faut encourager les bêtes qui craignent la tonte tout le monde le sait, les cajole quand Mauro et Steban les relâchent étourdies. Pourtant l'odeur de la peau trop longtemps enfermée sous la laine l’écœure, douceâtre, nauséabonde, mais il ne se lasse pas de la chaleur des corps, de leur douceur humide qui reste sur ses paumes et que les brebis viennent lécher pour en goûter le sel. »

C'est avec beaucoup de considération que je recommande la lecture de ce sombre  roman.

Note : 9/10 

mercredi 27 janvier 2016

Promesse de Jussi Adler-Olsen



Promesse
Jussi Adler-Olsen

Traduit du danois par Caroline Berg
649 pages

Parution : 5 janvier 2016


Editions Albin Michel

Quatrième de couverture

Bornholm, une île danoise de la mer baltique, fin des années 1990. Le cadavre d'une jeune fille est retrouvé dans un arbre, son vélo broyé au bord de la route. Aucune trace du chauffard : affaire classée. Sauf pour un inspecteur de la police locale qui finit dix-sept ans plus tard par demander l'aide de l'inspecteur Carl Mørck. Avant de se tirer une balle dans la tête.
À l'initiative de Rose, l'assistante du flegmatique Mørck, l'insolite trio du Département V en charge des cold cases débarque sur l'île de Bornholm. En remuant le passé, ils prennent le risque de réveiller de vieux démons...



C'est sur un fond de polar ésotérique et un mélange d'occultisme que je découvre l'auteur Jussi Adler-Olsen.

Après lecture de cet opus, je pense qu'il me sera plaisant de lire les précédentes enquêtes pour me permettre de saisir toutes les subtilités de cette équipe de choc. Pour les personnes qui comme moi souhaitent découvrir Jussi Adler-Olsen, il n'est pas nécessaire de commencer par le premier roman de l'auteur car chacune de ses enquêtes sont indépendantes les unes des autres, seuls les principaux protagonistes demeurent.

Dans ce roman de 650 pages, le lecteur se retrouve plongé dans le domaine des communautés à caractère sectaire. Promesse est composé de chapitres relativement courts avec un style fluide et avenant . L'auteur manie avec habileté humour, tragédie et bouleversement.  

Si la lecture des premières pages n'a pas eu l'effet saisissant et captivant auquel je m'attendais, je me suis finalement laissée glisser et emporter par l'intrigue en avançant progressivement dans cette enquête où l'auteur alterne à la perfection deux histoires parallèles stimulant ainsi son lecteur à toutes sortes de théories ou de rapprochements alors que le scénario est bien plus nébuleux qu'il n'y paraît et l'auteur arrive avec brio à nous bluffer.

L'auteur maîtrise ses personnages sur le bout des doigts et les soumet avec une habileté déconcertante à des contextes qui ont été pensés, travaillés et façonnés par un vécu sans doute personnel, tant est si bien que cette fiction nous apparaît presque comme une factualité.

Parce-que cette histoire palpitante est rondement bien menée, Jussi Adler-Olsen se retrouve désormais dans ma liste d'auteurs à suivre.

Pour de bons moments de lecture, je recommande cet ouvrage.

A moi de découvrir désormais les précédents opus de Jussi Adler-Olsen et j'adresse tous mes remerciements aux Editions Albin Michel pour cette étonnante découverte.

Note : 9/10