Petite présentation (par Cécile V.)


Ce blog, c'est celui d'une mordue de littérature. En effet, la lecture est ma passion et elle ne s'arrange pas avec l'âge pour mon plus grand plaisir.

Modestement, je souhaite juste démêler mes impressions, mes idées et mes suggestions qui me viennent lorsqu'entre mes mains, un livre s'achève, une dernière page se tourne, une histoire se finit et quand toute aventure de lecture prend fin. C’est alors que l’écriture rentre en jeu en tentant au maximum de trouver les mots justes, les tournures adéquates pour exprimer le fonds de mes pensées, de mes sentiments, de ce qui à mon sens aurait du être ou ne pas être. Bien évidemment, ce n’est qu’un humble avis qui ne se veut pas universel, ni juste, mais raisonné et pourquoi pas, vous apporter quelques bons conseils et pistes de futures nouvelles lectures.

Vous l'aurez sans doute compris, la lecture est un monde tellement à part, tellement supérieur que s’exercer à la critique n’est qu’une façon détournée de prolonger un instant cet événement hors du temps pour en jouir.

Cécile

Verba volant. Scripta manent.


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jeudi 26 mars 2015

Dégage! de Valentina Diana



Dégage!
Valentina Diana
Editions Denoël
288 pages

Parution : 12.03.2015
Traduit de l'italien par Anaïs Bouteille-Bokobza

Quatrième de couverture

Mino est en pleine crise d’adolescence : il vit avec son iPod sur les oreilles, boit des litres de Coca-Cola, passe des heures dans la salle de bains à s’enduire les cheveux de gel, ne met jamais la table et, bien sûr, ne fait strictement rien au lycée. Ses parents sont divorcés et sa mère, qui s’apprête à se remarier, se sent quelque peu dépassée.
Désespérée de n’avoir pas su offrir à Mino une vie de famille modèle, elle décide de s’engager dans un parcours de formation à la parentalité. Et de changer les règles du jeu avec son fils.
Entre achats en ligne compulsifs, conversations avec des enseignants démoralisés et tentatives de pâtisseries lyophilisées, Valentina Diana aborde avec talent l’adolescence et l’éducation dans ce roman percutant, explosif et d’une infinie tendresse.

Je remercie une nouvelle fois Célia et les Editions Denoël pour leur confiance et pour la découverte de ce nouveau roman.

Dégage! nous plonge dans les déboires d'une mère en proie aux difficultés rencontrées face à son adolescent en crise. Ce bouquin conté avec une légère pointe d'humour, procurera sans doute quelques bons moments de détente aux parents désemparés par le passage à l'âge ingrat de leurs progénitures.

Toutefois, en ce qui me concerne, je n'ai pas vraiment accroché au style de l'auteure avec par moment des chapitres qui m'ont fait perdre le fil de l'histoire. Le rythme y est un peu plat à mon goût et on se demande parfois où l'auteure désire nous embarquer.

Si la quatrième de couverture m'avait tout particulièrement attiré, le texte ne m'a pas réellement emballé. J'ai trouvé le temps long et je n'ai pris que peu de plaisir à lire ce livre. Pourtant fortement pressée de le recevoir et d'en commencer sa lecture, j'ai finalement été déçue de son contenu.

J'ai également eu beaucoup de mal avec les personnages de ce roman. On ressent une énorme passivité de la part de l'ensemble des protagonistes et je n'ai ressenti aucune empathie aussi bien pour Mino que pour sa mère. C'est dommage!

Pour conclure, un livre que j'attendais avec impatience et qui m'a tout compte fait déçu.

Note : 4,5/10

Et si vous souhaitez vous procurer "Dégage!" de Valentina Diana , le lien est le suivant : http://www.denoel.fr/Catalogue/DENOEL/Y/Degage

vendredi 13 mars 2015

Le Promesse du chant des grillons d'Agnès Janin




Le Promesse du chant des grillons
Agnès Janin
152 pages
Edition Bibliocratie

Quatrième de couverture

Un village de campagne.

Une femme qui y a élu domicile il y a quelques années pour se sauver d’elle-même.

Un homme fraîchement arrivé qui veut laisser derrière lui une vie fastueuse mais qui l’indiffère.
Leurs chemins vont s’entremêler pendant une semaine sans jamais se croiser vraiment. Jusqu’à la rencontre.
Leurs joies, leurs doutes, leurs peurs, leurs habitudes, tout ce qui fait leur quotidien et leurs grands rêves. Leurs rencontres, leurs relations avec tous ces autres‎ qui les touchent et les bousculent. La façon dont eux deux vont pouvoir tracer leur chemin l’un vers l’autre.
Voilà ce que ce livre renferme.



Je remercie dans un premier temps Agnès Janin qui a eu la gentillesse de me faire découvrir son roman en service de presse, La promesse du chant des grillons.

Le titre n'est-il pas tout simplement magnifique? Quand à la couverture du livre, possible qu'elle soit l'œuvre de ce fameux photographe que nous découvrons dans ce roman?! Cette jolie route de campagne m'aurait sans doute séduite davantage en couleurs mais elle évoque particulièrement bien l'ambiance du paysage champêtre décrit à la perfection par l'auteure.

Ce roman est original dans le sens où jamais l'auteure ne nous donnera le prénom des deux protagonistes principaux. L'histoire est doucereuse et fébrile, contée à la troisième personne du singulier. Ne pas connaître le prénom d'elle et de lui n'est pas vraiment indispensable finalement même si c'est un peu déroutant en début de lecture, mais finalement on s'attache très rapidement aux personnages.

Ce roman conte l'histoire parallèle d'une femme et d'un homme se retrouvant tous deux accablés par la vie.
Elle, est agriculture, de nature casanière, vivant seule et isolée du monde extérieur. On ne connaît pas réellement ses blessures du passé, mais on comprend rapidement que la vie lui a laissé de désagréables souvenirs, la laissant en proie à un passé douloureux. Elle vit isolée dans une charmante maison campagnarde avec pour seule compagnie son jardin et ses animaux de ferme.
Lui est photographe et arrive dans ce petit village dans le but de fuir la capitale et une vie parisienne oppressante  qui ne lui convient plus.

Les descriptions minutieuses de la maison de la jeune femme et de la vie qu'elle y mène sont dignes d'un talent à la Balzac. Ce roman offre un tableau très nuancé de la vie rurale, rustique et des différents villageois qui se côtoient dans cette petite bourgade.  Les qualités rédactionnelles de l'auteure sont étonnantes à ce niveau. Si l'auteure prend le temps de décrire soigneusement les lieux et le cadre de vie, l'auteure prends également le temps de rentrer dans le vif du sujet.

L'histoire est simple mais sincère avec une ambiance champêtre et nous sommes en admiration devant cette simplicité.  Si l'histoire peut nous paraître en effet un peu trop rudimentaire, elle est largement comblée par le style et l'écriture de l'auteure qui nous charme de part la précision des descriptions et la profondeur de ses mots et de son récit, même si j'aurai apprécié y voir des moments un peu plus licencieux à la fin pour donner un peu plus de volume à l'histoire.  

Certains passages sont un peu étonnants avec notamment, Marc, un agriculteur que nous découvrons dans le récit et qui désire poser pour le photographe en tenue d'Adam. J'ai cru que l'auteure allait nous donner un peu de piquant à l'histoire... Il y a aussi les changements d'humeur un peu brusques et inexpliquées d'elle que nous ne comprenons pas toujours en raison d'un passé trouble que l'auteure a volontairement laissé dans l'ombre.

Pour conclure, ce roman simple et agréable vous fera profiter de doux moments de lecture qui vous expédiera en pleine campagne où la nature fera corps avec vous et où le soleil et le vent viendront vous effleurer délicatement le visage au gré de votre lecture. Vous profiterez d'une rupture totale avec le monde qui vous entoure, surtout si en tant que citadin, vous rêvez d'une vie paisible à la campagne.

Note : 8/10

mercredi 4 mars 2015

Le Portail de l'Ange de Sonia Frisco




Le Portail de l'Ange
Sonia Frisco

Editions Slatkine
391 pages

Quatrième de couverture

L'esprit humain est aussi puissant que dangereux... et il ne faut pas toucher à tout sans savoir ce que l'on touche.
Dans un univers où toutes sortes de forces s'entremêlent, dans un labyrinthe où la plus limpide lumière provoque aussi son ombre, le petit Justin est venu au monde pour amener un sourire... puis se taire à jamais.
Tout ce qui n'est pas prédateur est-il destiné à devenir proie ?
La belle saison était revenue. Un grand renouveau avait déferlé sur la Terre Mère, en un souffle puissant et neuf, le souffle de la naissance, celui de la création, de la vie et de l'éclat.

On l'appelait Printemps. Marta l'appela Justin.
Devant l'immense tout est permis pour rester en Vie.
Dans toutes les histoires, il y a ce qu'on nous dit et il y a ce qu'on entend.




Tout d'abord, c'est un immense merci que je souhaite exprimer à Sonia Frisco, l'auteure de ce magnifique roman. C'est par un heureux concours que j'ai tout d'abord découvert le talent littéraire de Sonia Frisco, grâce à la lecture de L'Etre de sable, un témoignage de vie, publié également en 2014 aux éditions Slatkine.

Dans Le Portail de l'Ange, j'ai retrouvé le style propre à l'auteure, sa fluidité et sa capacité à faire passer de vraies  émotions au travers de ses écrits. Auteure de talent qui manie la langue française à la perfection, c'est avec un plaisir immense que je me suis lancée dans la découverte de ce livre et dans l'histoire de Marta et de son petit Justin.

Marta nous intrigue et le petit Justin nous attendrit. L'image de cette mère qui nous apparaît forte, parfois fantasque, caractérielle et pourtant si fragile, tantôt un peu perdue et en proie à des crises de doutes et d'angoisses, se révèle surtout émerveillée et en admiration devant sa progéniture, le petit Justin. Ce petit être si attachant apparaît comme la pièce maîtresse de toute cette logique et de toute cette subtilité que sont les composantes  inexplorées de l'être. L'auteure nous fait voyager dans les coulisses de la conscience et de l'inconscience, dans les méandres labyrinthiques de la vie et de ce qu'elle nous offre, entre simplicité et complication, entre le décelable et l'indécelable mais surtout entre l'amour inconditionnel d'une mère pour son tout petit, voilà tout ce à quoi nous sommes confrontés dans ce roman, et c'est sans compter grâce à la finesse d'écriture de Sonia que nous sommes littéralement transportés dans cette histoire.

J'ai tout particulièrement  apprécié la symbolique tripartite à la fin de la seconde partie du roman, et plus précisément la page 228, et c'est en ce passage que j'admire le travail de l'auteur sur ses personnages et le choix perspicace des prénoms, Marta, Joss et Justin, et du nom de famille Trinidad. Volontairement et pour ne rien dévoiler de la subtilité du roman et de l'intrigue, je préfère ne rien publier de ce passage et ne rien révéler de cette métaphore tridimensionnelle.

Vous l'aurez donc compris, ce roman est une intrigue à lui seul, une symbolique qui vous laisse contemplatif et en tant que toute jeune maman d'un petit chérubin, je ne peux qu'être troublée par ce petit Justin qui m'a tant charmé et ému. L'histoire est étonnante, déconcertante et divinement bien menée avec une qualité rédactionnelle qui m'avait déjà comblée l'été dernier en lisant L'être de Sable et une fin fracassante.

Je terminerai enfin cette chronique en me permettant de reprendre cette phrase que l'auteure m'a gentiment écrite et glissée en seconde page de son roman, dans une petite dédicace : "La vie est à chacun son bien le plus mystérieux".

Merci encore à l'auteure, Sonia Frisco, pour son ouvrage coup de cœur pour moi.

Note : 10/10