Petite présentation (par Cécile V.)

Petite présentation By Cécile V.

Ce blog, c'est celui d'une mordue de littérature. En effet, la lecture est ma passion et elle ne s'arrange pas avec l'âge pour mon plus grand plaisir.

Modestement, je souhaite juste démêler mes impressions, mes idées et mes suggestions qui me viennent lorsqu'entre mes mains, un livre s'achève, une dernière page se tourne, une histoire se finit et quand toute aventure de lecture prend fin. C’est alors que l’écriture rentre en jeu en tentant au maximum de trouver les mots justes, les tournures adéquates pour exprimer le fonds de mes pensées, de mes sentiments, de ce qui à mon sens aurait du être ou ne pas être. Bien évidemment, ce n’est qu’un humble avis qui ne se veut pas universel, ni juste, mais raisonné et pourquoi pas, vous apporter quelques bons conseils et pistes de futures nouvelles lectures.

Vous l'aurez sans doute compris, la lecture est un monde tellement à part, tellement supérieur que s’exercer à la critique n’est qu’une façon détournée de prolonger un instant cet événement hors du temps pour en jouir.

Verba volant. Scripta manent.

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jeudi 24 décembre 2015

Amelia de Kimberly McCreight aux Editions Le Cherche Midi (opération #MRL15 #PriceMinister)



Amelia
Kimberly McCreight

Éditeur : Le Cherche midi 

Parution : 27 août 2015

526 pages



Opération des Matchs de la rentrée littéraire 2015 avec  Rakuten Group Priceminister #MRL15 #PriceMinister

Quatrième de couverture

À New York, Kate élève seule sa fille de 15 ans, Amelia. En dépit d'un rythme professionnel soutenu, elle parvient à être à l'écoute de cette adolescente intelligente et responsable, ouverte et bien dans sa peau. Très proches, elles n'ont pas de secrets l'une pour l'autre. C'est en tout cas ce que croit Kate, jusqu'à ce matin d'octobre où elle reçoit un appel de l'école. On lui demande de venir de toute urgence. Lorsqu'elle arrive, Kate se retrouve face à une cohorte d'ambulances et de voitures de police. Elle ne reverra plus jamais sa fille. Amelia a sauté du toit de l'établissement. Désespoir et incompréhension. Pourquoi une jeune fille en apparence si épanouie a-t-elle décidé de mettre fin à ses jours ? Rongée par le chagrin et la culpabilité, Kate tente d'accepter l'inacceptable... Mais un jour, elle reçoit un SMS anonyme qui remet tout en question : " Amelia n'a pas sauté. " Obsédée par cette révélation, Kate s'immisce alors dans la vie privée de sa fille et réalise bientôt qu'elle ne la connaissait pas si bien qu'elle le pensait. À travers les SMS, les mails d'Amelia, les réseaux sociaux, elle va tenter de reconstruire la vie de son enfant afin de comprendre qui elle était vraiment et ce qui l'a poussée à monter sur le toit ce jour-là. La réalité qui l'attend sera beaucoup plus sombre que tout ce qu'elle avait pu imaginer. 

Une vision singulière du malaise de l'adolescence. Des personnages inoubliables. Un sens du suspense unique. Une critique dithyrambique. Ce premier roman de Kimberly McCreight est un chef-d'oeuvre. Nicole Kidman en a acquis les droits d'adaptation cinématographique pour un film produit par HBO.


J'ai reçu Amelia dans le cadre de l'opération des Matchs de la rentrée littéraire 2015 avec  Rakuten Group Priceminister. Je remercie toute l'équipe qui se cache derrière cette belle opération pour laquelle je participe pour la seconde fois avec un immense plaisir. Et je remercie également et tout particulièrement les Editions Le Cherche Midi.

Dans Amélia, l'auteur Kimberly McCreight nous embarque dans les profondeurs ignobles du monde des adolescents où hostilités, haines et violences fusionnent.
Amélia, jeune fille sérieuse et plutôt solitaire, vit seule avec sa mère, Kate. Son père, Amélia ne l'a jamais connu. La seule personne que la jeune fille fréquente régulièrement c'est Sylvia, sa meilleure amie au lycée.

Kate, avocate émérite en poste dans un important cabinet juridique reçoit un jour un appel du lycée de Grace Hall, l'un des établissements privés les plus huppés de Brooklyn où étudie sa fille. A son plus grand étonnement, on lui demande de venir récupérer Amélia au motif qu'elle a été sanctionnée par trois jours d'exclusion pour avoir apparemment tricher à un devoir. Mais à son arrivée devant les grilles du lycée, Kate ne reverra plus jamais sa fille vivante, on lui apprends qu'elle s'est suicidée en se jetant du haut des toits du Grace Hall. Mais alors que le chagrin de la perte de sa fille est toujours aussi intense, les obsèques passées, Kate reçoit un étrange et mystérieux texto anonyme : "Amélia n'a pas sauté". Qui est à l'origine de ce message?

Kimberly McCreight nous présente un roman formidablement opérant et percutant en nous conduisant dans le monde inhospitalier des adolescents, de leurs  codes, de leurs diktats où honneur, popularité et réputation sont primordiaux.

L'auteur alterne avec brio son récit entre les deux principaux personnages. De ce fait, Kimberley McCreight nous plonge, soit dans l'esprit d'Amélia, soit dans celui de Kate et donne ainsi une dimension accessible et transparente à son roman et surtout une implication totale de la part du lecteur qui se sent submerger par les émotions éprouvées par l'une ou l'autre de ces deux héroïnes. On note également l'originalité dans cette alternance narrative avec d'un côté la progression de l'enquête que va mener Kate suite au décès obscur de sa fille, et de l'autre, les jours ayant précédés la mort d'Amélia où on apprends à la connaitre par le biais de ses nombreux échanges SMS avec des amis ou encore au travers du fameux réseaux social Facebook. 
Ce style propre à l'auteur donne une dimension originale au récit et elle parvient à tamiser et à traduire avec une certaine objectivité le mal-être d'une société hypermoderne et addictogène en permanence connectée.

Un roman qui vous ne laissera pas en paix tant que la dernière page ne sera pas définitivement tournée. Un très bon livre saisissant que je recommande tout particulièrement à la jeune génération actuelle.

Note : 18/20

#MRL15 #PriceMinister


lundi 30 novembre 2015

Le fil rouge de Paola Barbato aux Editions Denoël



Le fil rouge
Paola Barbato

Editions Denoël
Collection Sueurs Froides

368 pages
Traduit de l'italien par Anaïs Bouteille-Bokobza

Parution : 05.11.2015


Quatrième de couverture

Que fait un homme quand il se retrouve face à l’assassin de son enfant? 


Antonio Lavezzi mène une existence solitaire et monotone depuis le jour où Michela, sa fille de treize ans, a été sauvagement assassinée. Sa femme l’a quitté, et le meurtrier n’a jamais été arrêté. Antonio travaille dans le bâtiment avec un ami d’enfance. Ce dernier lui présente inlassablement de petites amies potentielles qui ne l’intéressent pas. Lorsqu’un corps est découvert sur le chantier dont il est responsable, des éléments troublants amènent Antonio à penser que cette affaire et son histoire personnelle sont liées. Contacté par un homme mystérieux, baptisé l’Assassin, qui lui ordonne d'exécuter des criminels ayant échappé à la justice, Antonio décide d’obéir et va s’extraire peu à peu de sa torpeur et de son silence. L'Assassin semble savoir qui a tué Michela, et Antonio, pris dans une spirale meurtrière, est plus que déterminé à venger sa fille. 
Paola Barbato impose une fois de plus sa vision et son style uniques : le schéma de vengeance privée à l’œuvre est savamment imaginé et décrit. Le Fil rouge, c’est à la fois un Crime de l’Orient-Express moderne et un Dexter à l’italienne.




Ma première immersion dans le monde de Paola Barbato s'est faite l'an dernier avec la lecture de son premier roman, A mains nues, également dans le collection Sueurs Froides aux Editions Denoël.

Parce que son premier ouvrage fut littéralement un véritable coup de cœur pour moi, il était normal que je sollicite ce nouvel opus et que je me replonge dans cet univers propre à Paola Barbato. Mélange de suspens psychologique et de thriller, l'auteur  manie avec une facilité déconcertante toutes les différentes variantes d'un très bon roman pour nous amener là où elle le désire.

Paola Barbato dissèque à la perfection la psychologie de ses personnages. Elle joue avec leur passé, leurs souvenirs et les drames qui les accable. C'est le cas avec Antonio Lavezzi. Un jour, en rentrant chez lui, il est agressé et le coup que son agresseur lui porte à la tête le plonge dans le coma. Mais ce n'est pas le seul drame du jour, son agresseur a également violé et tué sa fille âgée seulement de 13 ans et c'est sa femme Lara qui va découvrir le corps sans vie de leur fillette. Antonio ne s'est jamais remis de la mort atroce de son enfant et son mariage se clôture par un divorce. Antonio continue de vivre malgré lui mais il s'impose des journées rythmées par une routine bien huilée lui permettant ainsi d'éviter de sombrer.  

La plume de l'auteur confirme mon coup de cœur avec A mains nues. Paola Barbato ne fait pas dans la demi-mesure et manie son thriller avec un talent inouï et un style assuré, caustique et dynamique gratifiant ainsi son récit de passages où se mêlent violence, émotion et frisson.    
Je reste malgré tout attachée au brio de son premier roman qui m'avait scotché. Ici son talent transparaît à nouveau, dans un style identique avec toutefois une moins belle découverte qu'avec son premier opus.

Paola Barbato reste pour moi une auteure à suivre tant son talent me subjugue.

Un grand merci aux Editions Denoël pour cette nouvelle belle découverte. Ce fut à nouveau un réel plaisir de lecture.

Note : 9/10

Si vous souhaitez vous procurer ce roman, le lien est le suivant : http://www.denoel.fr/Catalogue/DENOEL/Sueurs-Froides/Le-Fil-rouge

lundi 9 novembre 2015

Je découvre les sons - Les animaux de la ferme de Carine Fontaine Prisca Le Tandé



Je découvre les sons - Les animaux de la ferme
Carine Fontaine  Prisca Le Tandé

Editions Langue au chat

Quatrième de couverture


Magnifiquement illustrée par Prisca Le Tandé, chaque double page révèle un univers différent de la ferme et le cri caractéristique d'un animal qui y vit. Pousse sur la puce, écoute attentivement le son puis soulève les trois volets afin de découvrir l'animal qui a poussé ce cri. Sois attentif car certains volets te réservent une petite surprise rigolote !
Avant même de savoir parler, l'enfant doit développer sa capacité d'écoute pour stimuler l'aquisition du langage et les contacts sociaux. Essayer de reconnaître les sons et jouer aux devinettes sont des activités qui améliorent ses habilités d'écoute.



Ce petit livret au format très pratique pour les plus petits les familiarisera avec grand bonheur aux sons des animaux de la ferme. 

Avec votre tout-petit, vous profiterez d'agréables moments de partage et de complicité au travers de ce livre plutôt bien adapté pour leurs petites mains, avec juste un petit bémol pour moi, les rabats permettant de découvrir la cachette de chacun des animaux me paraissent un petit peu trop fragiles. Les pages cartonnées sont en revanche très solides, mais les petites lucarnes rabattables à l'intérieur du livret me paraissent trop fines et par conséquent un peu trop vulnérables pour laisser l'enfant manipuler seul le livre. 
De part sa couleur rouge, la zone à toucher pour déclencher le son de l'animal est très vite repérée par l'enfant et s'adapte parfaitement à la pression qu'il est capable d'exercer pour déclencher lui-même le son de l'animal.

Par conséquent, je trouve cet ouvrage très sympathique. Les dessins et les couleurs sont magnifiques et vous apprécierez certainement les moments d'échange avec votre chérubin.

Merci aux Editions Langue au chat et à toute l'équipe de Babelio pour la découverte de ce petit album joliment sympathique.

Note : 8/10

jeudi 29 octobre 2015

L'Inde de l'étrange "R" de Mahlya de Saint-Ange




L'Inde de l'étrange "R" 
Mahlya de Saint-Ange

180 pages

Editions Mélibée


 
Quatrième de couverture

La vie nous fait croire en nos ombres et lumières. Nous savons longtemps, avec assurance, qui nous sommes. Et puis… un événement roule lourdement sur notre quotidien. On se retourne, on brave le présent, on revendique haut et fort nos certitudes. Notre vécu doit nous donner raison et nous permettre d’envisager lucidement tous nos chemins. On détient une vérité, celle de nos habitudes, de notre religion, celle de notre éducation, de notre pays. Un grain de sable pourtant nous arrête. On crie, on s’érige, mais on sait. Pourquoi donc est-il soudain plus difficile d’avancer, toujours avec arrogance, en grandes enjambées, sur l’inattendu ? On traverse une période de recyclage mais on réfute le nouveau moi et puis…

Le pardon est-il difficile ? Qu’est-ce qui le rend possible ? Pardonner, est-ce oublier, effacer un peu une plaie, cicatriser par un sourire humoristique, se dire qu’il y a déjà tant et trop de guerres pour encore en fomenter une nouvelle, personnelle ? Pardonner, est-ce s’attacher à d’autres voies, se surcharger de bénévolat, ou changer en profondeur, en délicatesse, sans rêver d’un monde meilleur ?

« La meilleure façon de ne pas avancer, c’est de suivre une idée fixe.» (Jacques Prévert)
« Partir de ce qu’on croit savoir, et tirer sur le fil en souhaitant qu’il se brise.» (Jean Rostand)
« Faire état des défauts d’autrui est déplorable, y penser est perturbateur, en parler est dévastateur. Aussi, n’énoncez rien, afin qu’ils disparaissent dans le vide.» (Dromtonpa Tibet 1005-1061)
« Quand il me vient de larmoyer à la suite d'une infamie, je pardonne au monde et je m'excuse de m'y être exposé.» (Soumaïla)


Grace aux Editions Mélibée, c'est le second roman de Mahlya de Saint-Ange que j'ai été amenée à lire.

Je retrouve le style même de Mahlya dans ces pages avec un livre fort et un voyage qui nous embarque dans une Inde où règne une infinité de paradoxes aussi bien visuels qu'intellectuels. Au travers du personnage principal Dominique, nous sommes en partance pour une longue expédition en quête d'une demi-sœur cachée et introuvable.

Durant son périple, nous découvrons un paysage où se côtoie beauté et laideur, richesse et pauvreté et où les subtils mélanges de parfum d'épices se confondent aux odeurs pestilentielles des rues.

Nous débarquons dans un autre monde où les animaux sont perçus comme des Dieux. C'est un véritable choc culturel pour Dominique. Tous ses repères se perdent mais bizarrement elle nous explique qu'il y règne malgré tout comme une sorte de plénitude.

Ce livre est surtout un voyage initiatique sur l'Inde tel que l'auteure tente de nous le faire découvrir.
Riche de sa diversité et de contrastes violents, nous découvrons aussi un pays où le poids des traditions est omniprésente et dicte les règles de la société indienne. 

Je me suis également permise de faire une photo en gros plan de la couverture de ce roman. Vous y voyez des poussins de toutes les couleurs. C'est une chose très répandue en Inde et cette photo marque toute l'ambivalence de ce pays où les animaux pourtant considérés comme sacrés sont manipulés et utilisés sans scrupules pour attirer les touristes en mal d'amusement.


A côté de cela, ce livre est aussi une ouverture sur la capacité en tant qu'être à pardonner.
J'aime beaucoup les récits de voyage qui me fascinent de part leurs destinations lointaines. Malgré le fait que ce livre reste avant tout un roman, je l'ai lu avec grand plaisir et je pense personnellement qu'il plaira encore plus aux lecteurs qui sont déjà allés en Inde et qui ont appréciés, ou au contraire, détestés tous les paradoxes de ce pays si étranger.

Note : 9/10

Si vous souhaitez vous procurez ce livre, le lien est le suivant : http://www.editions-melibee.com/catalogue/9782362525711-l-inde-de-l-etrange-r/

lundi 26 octobre 2015

Le Pacte des menteurs de Rebecca Whitney


Le Pacte des menteurs
Rebecca Whitney

320 pages

Editions Denoël
Collection Suspense

Parution : 8 octobre 2015

Traduit de l'anglais par Nordine Haddad


Quatrième de couverture

Rachel et David sont l'image même du jeune couple heureux et comblé. Une belle maison à Brighton, une société de production florissante... Jusqu'à cette nuit où Rachel, au volant de sa voiture, cause la mort d'un homme. Un pacte terrible va alors lier les époux à jamais, et les apparences si bien préservées commencent à se fissurer. David et Rachel tentent de reprendre le cours normal de leur existence, mais Rachel, rongée par la culpabilité, se laisse happer par une spirale autodestructrice qui attise les obsessions les plus sombres de David, manipulateur et possessif, et fait remonter en elle des souvenirs d'enfance longtemps refoulés. Rachel parviendra-t-elle à affronter son douloureux passé et à trouver l'absolution pour son crime ? A travers le portrait d'une femme prisonnière d'un mariage toxique, Rebecca Whitney nous montre que, bien souvent, notre part d'ombre n'est en fait qu'un écran de fumée destiné à dissimuler une vérité à laquelle on cherche à échapper...


Un immense merci aux Editions Denoël pour cette étonnante découverte avec Le Pacte des menteurs de Rebecca Whitney . Premier roman pour l'auteure et quel talent! Ce roman est un vrai grand coup de cœur pour moi.

Nous découvrons à la lecture des premières pages Rachel et David, un couple à première vue comblé et sans histoire, menant même une vie plutôt aisée et bien remplie. Cependant, un matin, Rachel à bord de son véhicule, percute un homme sur la route et le tue. Dans la panique, elle décide de cacher le corps et rentre couverte de boue chez elle.

Mais cette tragédie va tout simplement se révéler être le déclenchement d'une cassure au sein de ce couple en apparence si parfait. Si ce drame va profondément affecter Rachel au point de faire resurgir un passé douloureux que l'auteure va progressivement et subtilement nous révéler au fils des pages, en revanche, pour son mari David, cette mort ne vaut pas la peine de s'en émouvoir. Ce dernier voit surtout un risque énorme pour sa réputation et l'image de l'époux parfait que nous avions dès le départ se trouve mis à mal et nous découvrons au fur et à mesure du récit un homme imbu de pouvoir, possessif, jaloux et n'ayant aucune considération pour sa femme.

L'auteure possède une réelle capacité à captiver son lecteur dans le détail des scènes. Nous sommes comme projetés dans le décor et dans la mesure où la narratrice se trouve être le personnage principal, nous sommes forcés de constater que malgré l'homicide certes involontaire commis par Rachel, l'auteure nous conduit invariablement à soutenir les pensées de cette antihéroïne malgré nous.

Rachel n'a pas toujours eu une vie pleine de paillettes et nous découvrons par un procédé de retour en arrière que son enfance n'a pas été des plus glorieuses. Entre une mère un peu "barge" sur les bords, un père absent et un oncle glauque, on ne s'étonne pas que les bases de cette femme se révèlent plutôt friables et instables. Alors on finit par comprendre ses choix, on s'attache au personnage et on hait au plus haut point ce mari écœurant et immoral.

J'aurai grandement apprécié quelques pages supplémentaires pour connaitre plus exactement le devenir de cet ignoble mari, mais bien évidemment je préfère rester évasive sur mon ressenti, mais les personnes qui seront amenées à lire ce roman comprendront certainement mon observation finale.

 "Dans la vengeance et en amour, la femme est plus barbare que l'homme". Frederich Nietzsche


Note : 10/10

mercredi 21 octobre 2015

Le mystère Dyatlov d'Anna Matveeva



Le mystère Dyatlov
Anna Matveeva

336 pages
Editions Presses de la Cité

Traduit par Véronique Patte
Date de parution : 8 octobre 2015


Quatrième de couverture

L'histoire semble tout droit sortie d'un film d'horreur : neuf étudiants partent faire du ski dans l'Oural,
en Russie, en février 1959, et n'en reviennent jamais. Après de nombreuses recherches, leurs cadavres sont finalement découverts avec d'étranges blessures : têtes et côtes fracassées, lésions internes, langue manquante... Tous auraient fui dans la terreur soudaine leur camp au milieu de la nuit pour se réfugier dans la forêt voisine où, sans équipement, ils n'avaient aucune chance de survivre au froid. 

Les enquêteurs concluent l'affaire par "morts des suites d'une force inconnue et impérieuse" et la classent ensuite "Top secret"... Des années plus tard, les circonstances exactes du drame demeurent obscures. Dès lors, plusieurs hypothèses ne cessent de courir, des plus fantaisistes aux plus probables (apparition d'extraterrestres, vengeance de personnages mythologiques ou de tribus autochtones, expériences secrètes effectuées par des militaires ou des astronautes...). 

Anna, la narratrice, décide de mener sa propre enquête.




Je tiens tout d'abord à remercier Babelio et les Presses de la cité pour l'envoi du "Mystère Dyatlov"

En 1959, dix étudiants de l'Ecole Polytechnique de l'Oural se lancent dans une randonnée de haute montagne près du Mont Otorten. Alors que l'un d'entre eux décide d'arrêter l'expédition et de rebrousser chemin pour raison de santé, tous les autres randonneurs sont retrouvés morts dans des conditions particulièrement étranges.

C'est dans ce contexte que quarante ans après les faits, Anna Matveeva se plonge dans cette affaire et tente de nous disséquer le mystère non résolu qui plane sur la mort mystérieuse de ces alpinistes pourtant aguerris et chevronnés. En rassemblant documents officiels et témoignages, l'auteure va tenter au travers de son principal personnage, Ania, de trouver des réponses à cet énigme n'ayant jamais été résolu. Plusieurs hypothèses s'avèrent plausibles mais aucune n'apparaît réellement probable à cent pour cent.

On peut qualifier cet ouvrage de roman historico-réaliste avec bien évidemment une pointe de fiction où nous découvrons la vie d'Ania, personnage clé, plutôt réservé et solitaire avec pour seul compagnon son chat Schumacher et la présence occasionnelle de son ex-mari Vadick qui lui rend visite de temps en temps. La jeune femme, romancière, vit dans un appartement très modeste et les conditions hivernales ainsi que les détails de son habitat y sont tellement bien décrits que nous ressentons ce froid pénétrant qui se faufile au travers des pages.

Ma plus grande difficulté dans la lecture de ce roman se trouve dans la diversité des noms et prénoms russes des alpinistes et des autres intervenants dans le livre. Quoiqu'il en soit, ce livre se lit très bien et s'avère très instructif et plaisant dans le sens où l'auteure à su parfaitement doser et allier histoire et fiction en tant que roman. Intégrer un personnage fictif à une histoire réelle apporte une dimension palpable pour le lecteur qui ne s'ennui absolument pas au fil des pages. On sait en effet qu'il est parfois indigeste de lire certains romans historiques, mais ici, nous sommes comblés et prenons même part aux investigations avec Ania.

Bien que l'ouvrage reprenne des éléments issus de sources officielles, le vocabulaire y est facile tant dans sa lecture que dans sa compréhension. Avec tous ces éléments positifs, on ne peut qu'apprécier cet ouvrage.

Alors, Ania se rapprochera-t-elle finalement de la solution à tout ce mystère autour de la mort de ces randonneurs ou devra-t-elle se contenter d'envisager d'hypothétiques conclusions ?

A l'approche de l'hiver, ce livre sera parfait au pied de votre sapin ou en lecture près d'un bon feu de cheminée. Un roman que je recommande tout particulièrement surtout que les faits se déroulent à une époque particulièrement importante, juste après la mort de Staline et où une certaine liberté renaîtra enfin.

Note : 9/10


tous les livres sur Babelio.com

samedi 10 octobre 2015

Oliver ou la fabrique d'un manipulateur de Liz Nugent



Oliver ou la fabrique d'un manipulateur
Liz Nugent

Editions Denoël
Collection Suspense
256 pages

Traduit de l'anglais (Irlande) par Edith Soonckindt


Quatrième de couverture

Alice et Oliver Ryan sont l'image même du bonheur conjugal. Complices, amoureux, ils mènent la belle vie. Pourtant, un soir, Oliver agresse Alice avec une telle violence qu'il la plonge dans le coma. Alors que tout le monde cherche à comprendre les raisons de cet acte d'une brutalité sans nom, Oliver raconte son histoire. Tout comme les personnes qui ont croisé sa route au cours des cinquante dernières années. Le portrait qui se dessine est stupéfiant. Derrière la façade du mari parfait se cache un tout autre homme. Et lorsque le passé resurgit, personne n'est à l'abri, pas même Oliver. Nouveau génie du suspense psychologique, Liz Nugent dissèque la fabrication fascinante d'un monstre, du mal à l'état pur. Un roman dans la pure tradition de Patricia Highsmith, qu'on ne lâche pas jusqu'à la toute dernière page.


Un grand merci aux Editions Denoël pour la découverte de ce roman d'analyse psychologique.

Dans Oliver ou la fabrique d'un manipulateur, nous faisons connaissance avec le personnage principal, Oliver. L'histoire commence par un fait tragique. Un soir, Oliver frappe sa femme Alice avec une telle brutalité qu'elle se retrouve plongée dans le coma.  Pourquoi a-t-il commis un tel acte?
Ce roman s'articule par un procédé narratif plutôt original avec le point de vue des nombreuses personnes qui ont été amenées à fréquenter de près ou de loin Oliver et Alice. L'auteur alterne donc la vision des différents acteurs ayant croisé la route d'Oliver et permet ainsi au récit d'avancer à la manière de chapitres.

Il est à noter que ce roman ne possède aucun dialogue et on pourrait d'ailleurs s'attendre à quelque chose de très contemplatif mais c'est tout le contraire. Ici, à l'instar d'un précédent roman lu sans dialogue et m'ayant apparu comme soporifique, ici, la narration et le point de vue de l'ensemble des intervenants est tellement bien maîtrisé que nous sommes comme projetés dans leur époque. La dynamique est présente et l'auteur arrive à nous captiver avec brio.

En tant que lecteur, nous passons par différentes phases d'émotions : colère et compassion. Autant il est difficilement concevable d'accepter la violence conjugale quelque soit le passé traumatique lié à l'enfance, mais il est tout aussi difficile d'accepter qu'un enfant puisse être à ce point rejeté par un père qu'il n'aura finalement jamais eu l'occasion de connaitre. Difficile de rester de marbre, d'où l'ambivalence des sentiments ressentie à la lecture de ce livre.

En attendant, un grand bravo à l'auteur qui a su de manière remarquable mettre en exergue le caractère DU personnage en utilisant un procédé narratif qui peut être très risqué s'il est mal maîtrisé, mais ici, c'est bien tout le contraire, nous sommes fascinés et conquis jusqu'à la dernière page.

Personnellement, je trouve que la couverture du roman, très jolie, mais d'aspect moderne, n'est pas forcément en adéquation avec l'époque où se déroule l'ensemble des faits, mais ce n'est pas véritablement une critique en soi. Le côté sombre du personnage y ait parfaitement bien représenté, reste pour moi un sentiment de contemporanéité que je n'arrive pas à intégrer avec l'époque des faits.   

Note : 9/10

Pour se procurer Oliver ou la fabrique d'un manipulateur, c'est par ici :

mardi 29 septembre 2015

Le coup du sort de Laetitia Celerien (SP) en lecture commune avec le blog Crocbooks



Le coup du sort
Laëtitia Celerien

Service Presse

248 pages


Quatrième de couverture


Le coup du sort est une surprenante romance contemporaine. Cette histoire va croiser le destin de Katelyn, une brillante femme d'affaires New-Yorkaise de trente huit ans à celui de Matthew, un séduisant pompier nouvellement revenu en ville. Tout semble les opposer à part leur passé tourmenté qu'ils ne souhaitent pas voir resurgir et s'efforcent de camoufler au plus profond d'eux. Absolument rien ne les prédestinait à se rencontrer et pourtant, le sort s'acharne à les rapprocher et remet en question tout ce qu'ils pensaient être jusqu'à maintenant. Et si cette rencontre était bien plus qu'un simple hasard ? Se pourrait-il que leurs destins soient liés à tous les deux ? Vous êtes invités à le découvrir à travers l'incroyable force de leurs sentiments.


Le coup du sort, c'est avant tout une sympathique petite romance contée par les deux principaux personnages du livre. D'un côté on découvre Katelyn, une jeune femme d'affaire qui n'a d'yeux que pour sa prospère maison d'édition et sa fille Allison atteinte d'un grave maladie rénale. De l'autre, on fait la connaissance de Matthew, jeune et séduisant pompier, qui tente de refaire sa vie en expiant son chagrin et ses erreurs au travers de son boulot.

On passe de bons moments de lecture et pour un premier roman, je trouve que Laetitia Celerien s'en sort très bien.

J'ai juste remarqué dans les premières pages un petit soucis au niveau de l'utilisation des temps (passé et présent). Il n'y a rien de bien méchant, car l'écriture y est suffisamment agréable et  fluide pour nous procurer les émotions que l'auteure a su faire passer au travers de ses personnages.

Personnellement, je trouve le dénouement final bien ficelé quoique peu probable si l'on doit se détacher de l'aspect purement fictif de cette romance, mais nous sommes après tout dans un univers romanesque écrit avant tout pour nous faire rêver et nous faire croire que dans la vie, tout peu arriver, même les choses les plus improbables. 
Ce roman rejoint tous ceux qui ont su me transmettre des messages tant positifs que négatifs sur la vie et ses difficultés, et parfois, ils peuvent être les facteurs amorçant un changement dans notre propre existence.
Avec un travail de profondeur, je pense que ce roman aurait pu faire partie d'un de mes coups de cœur, toutefois je reste intimement persuadée qu'avec de l’expérience, Laetitia Celerien sera susceptible d’écrire de véritables pépites. Alors, merci à elle, pour sa confiance et pour m'avoir fait l'honneur de découvrir son roman. Je lui envoie tous mes encouragements pour un éventuel prochain livre.

Et enfin, je remercie Axelle-Rebecca Chrysalide du blog Crocbooks pour cette lecture commune.

Note : 8/10

L'avis d'Axelle-Rebecca Chrysalide du blog Crocbooks (http://crocbooks.jimdo.com/activit%C3%A9s-entre-blogueurs/lecture-commune-le-coup-du-sort-par-leatitia-c%C3%A9l%C3%A9rien/) : 

J’ai lu cette romance contemporaine dans le cadre de la deuxième lecture commune de Crocbooks. Cécile, du blog Ma Passion littéraire en 50 Nuances avait envie de s’envoler pour New-York afin de rejoindre Katelyn, Matthew et Allison, nous avons donc embarqué ensemble.
 
J’ai passé un agréable moment en lisant Le coup du sort. L’écriture est fluide et imagée. Elle se prête particulièrement aux descriptions urbaines.
 
Les personnages ont du caractère et j’aime ça ! Mais à mon sens, l’équilibre des émotions est instable. Les coïncidences qui rapprochent Katelyn et Matthew m’ont semblé  réalistes, tout comme la lente progression de leurs sentiments. Mais curieusement, la maladie dont souffre Allison la rend plus mature que les adultes à tel point que ça en devient déroutant. Le plus dérangeant à mes yeux a été la découverte des circonstances de la conception d’Allison. Cette histoire d’ADN, ne m’a pas empêché d’apprécier ni la suite ni la fin de l’intrigue mais c’est malheureusement ce que je retiens de cet ouvrage prometteur.
 
Mon avis est mitigé mais je suis certaine que la sincérité et l’ambiance feutrée des salles de concert séduira plus d’une lectrice, alors faîtes comme nous, venez visiter les gratte-ciel. 
 

Je remercie d’ailleurs Cécile et  Lætitia Célérien pour ce voyage !


Et si vous souhaitez vous procurez Le coup du sort de Laëtita Celerien, le lien est le suivant : 


jeudi 17 septembre 2015

Le Grand Mur Circulaire de Maurice LACAN aux Editions Mélibée


Le Grand Mur Circulaire
Maurice LACAN

Editions Mélibée
302 pages
Parution : 08.2015


Quatrième de couverture

Imaginons, dans un futur proche, une puissante métropole ouverte sur le monde, opulente et libre, totalement métissée, symbole d’un monde pacifique enfin unifié. Et dans cette métropole vivent des hommes et des femmes comblés, des vieillards fatigués mais heureux, et des jeunes gens heureux mais futiles. Tous partagent leurs loisirs entre la plage, les spectacles et les plaisirs. Ils voyagent beaucoup, piétinant le monde sans le voir.

Mais tout n'est pas parfait dans ce monde exemplaire. Des oligarques règnent dans l'ombre. Beaucoup d'hommes et de femmes misérables et méprisés ont été relégués dans le vaste périurbain. Derrière les apparences, la démocratie se défait et cède la place à une oppression douce.

Imaginons maintenant qu’une nouvelle et puissante vague migratoire, provoquée par la surpopulation, le saccage de la nature et les guerres, bouscule les frontières. Et que ces populations, venues du monde entier, s’amassent au pied d’un Grand Mur Circulaire que la ville s’est hâtée d’édifier pour les empêcher d’entrer dans son vaste territoire.

Nous commencerons alors à percevoir la complexité d’un monde qui s’unifie tout en se fragmentant sans cesse et s’abîme dans une crise dont on ne saisit pas encore l’ampleur.



A la lecture du titre de ce roman, Le grand mur circulaire, et de son synopsis, j'ai été séduite car je m'attendais à lire un genre nouveau de dystopie contée par un auteur français. Mais voilà, parfois, le titre d'un livre vous laisse songeur et vous imaginez passer d'agréables moments de lecture, et puis, vlan...,  c'est une grosse déception au fil des pages.

Le plus déconcertant ici, c'est la quasi-absence de dialogue entre les différents personnages que nous sommes amenés à rencontrer. J'ai lu ce roman parce que je ne voulais pas le refermer en n'ayant parcouru qu'un quart de son contenu, mais je n'y ai trouvé aucun plaisir, aucune émotion, et la narration y est longue et soporifique. Je me suis même perdue dans les différents personnages sans doute en raison de l'éloignement qu'il y avait entre moi et l'écriture de l'auteur qui a certes beaucoup de talent.

Malgré un style qui pourrait être agréable, je n'ai éprouvé qu'une sorte d'inconsistance et d'insipidité à ce récit qui n'a donc malheureusement eu aucune emprise sur moi.

C'est donc sur une note globale très mauvaise que j'ai difficilement terminé ce livre.

Je remarque que je suis en effet très dure dans ma critique, mais je dois avouer qu'il est tout aussi difficile voire plus, de donner un avis sur un livre qui nous a déplu. Je m'en excuse malgré tout et j'espère surtout qu'il trouvera ses fans.

Merci aux Editions Mélibée.


Note : 3/10

Et si vous souhaitez vous procurer "Le Grand Mur Circulaire" de Maurice LACAN, le lien est le suivant : http://www.editions-melibee.com/catalogue/9782362525919-le-grand-mur-circulaire/

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lundi 7 septembre 2015

Laugardagur en Islande de Mahlya de SAINT-ANGE


Laugardagur en Islande

Mahlya de SAINT-ANGE

Editions Mélibée
162 pages
Parution : juillet 2015


Comment fuir un compagnon brutal, alcoolique ? Comment reconstruire sa vie ailleurs ?
Le passé collera-t-il à nos pas irrémédiablement et saura-t-il irrémissiblement alourdir notre marche ? Comment choisir notre nouvel espace de paix, comment l’accepter ? S’il venait seul à se présenter sur notre route, sans que nous ayons le temps de l’analyser, pourrait-il nous emporter vers le bonheur ?
Jessica a un destin bousculé, pourtant elle croit au merveilleux. Mais le merveilleux ne se trouve pas sans risques à prendre. La nouveauté est parfois surprenante, inquiétante, mystérieuse.
Parviendra-t-elle à comprendre pourquoi l’homme chez lequel elle va travailler porte un masque et ne se montre presque jamais ? Elle le rencontre par hasard et il s’efforce, toujours très vite, de s’effacer de sa vue. Dans sa nouvelle maison, les miroirs sont interdits, comment savoir quel être vit ainsi ? Un ogre, un malade, un défiguré, un blessé de guerre ?
Jessica a quitté l’angoisse pour une ambiance très brumeuse, dans une Islande qui l’est plus encore. Parviendra-t-elle à défaire tous les nœuds de sa nouvelle vie et dans quelle perspective ?

«Laisse aller le passé et le passé te laissera aller.»
«Vis pour ce que demain va t’apporter et non pour ce qu’hier a su t’enlever.»
«J’ai toujours su que je rirais de mes larmes anciennes mais j’ignorais que j’allais pleurer devant mes rires d’hier.»
«Un jour, tu ne laisseras qu’un souvenir dans le cœur de certaines personnes. Fais en sorte de faire partie des bons.» (auteurs inconnus)
«On doit exiger de nous, que nous cherchions la vérité, mais non que nous la trouvions.» (Denis Diderot)




C'est avec beaucoup d'émotions que je ressors de cette lecture. Un grand merci à Julien pour m'avoir conseillé de lire ce roman coup de cœur.

Allez comprendre pourquoi certains livres agissent sur nous comme des aimants au point qu'il en est presque difficile de s'en dégager? Je me suis arrachée à cette lecture dans un état de sublimation avec le sentiment d'avoir plongé à chaque fois dans un décor forgé de roches volcaniques et d'eau salée où se mêlent mystères et secrets. 

Et que dire des personnages! Ils sont tous terriblement  attachants avec ce petit garçonnet, Loris, qui me fait tellement penser au Petit Prince avec son petit renard.

Jessica, le personnage principal, nous apparaît comme une femme pleine de sagesse avec qui nous aimerions parler des heures et des jours entiers. D'ailleurs, j'aurai tendance à penser que c'est toute la douceur et l'humilité de l'auteure qui transparaissent dans ce personnage.

Ce roman est un ravissement qui ne demandait qu'à faire son entrée en librairie. Une pépite, un bijou  d'émotions qui porte en lui toute la beauté de cette terre sauvage et puissante. L'auteure nous donne de bien belles leçons de vie dans son œuvre en abordant les thèmes du pardon, de la rancune et de l'amour de soi et des autres. Quelle complexité et surtout quelle surprise finale! Chut!

Dès les premières pages, la puissance de la plume de Mahlya de SAINT-ANGE s'impose ; elle est digne de la force de la nature qui règne dans l'immensité de cette "terre de glace". On apprécie les références faites à de grands auteurs, poètes ou écrivains, comme La Rochefoucaud, André Breton, etc. que l'auteure citent régulièrement dans son œuvre.

Un livre mystérieux qui fait également référence à de nombreuses croyances populaires d'Islande avec l'origine des elfes et des trolls et de la relation importante des gens du pays avec celles-ci. Magnifique !

Un immense coup de cœur pour ce livre dont vous ne sortirez peut-être pas indemne!

Merci aux Editions Mélibée.


Extrait d'un petit dialogue entre Loris et Jessica qui est tellement vrai :
- "C'est affreux d'être raciste, c'est se définir comme supérieur..."
 - Oui Loris, c'est vrai, le racisme est un ver qui ronge l'intelligence de certaines personnes..."


Note : 10/10

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jeudi 13 août 2015

En fin heureuse de Cédrine TILLE - Editions Mélibée

En fin heureuse
Cédrine TILLE

Editions Mélibée

Genre : Fantastique
94 pages
Parution : 06.2015


 Quatrième de couverture

Rien ne prédestinait Alice Meyer, une adolescente de 16 ans, à faire la rencontre de Benjamin, un jeune homme pourvu de pouvoirs magiques, qui allait changer le cours de sa vie en lui apprenant qu’elle était l’héritière d’un royaume perdu.

Benjamin a hérité de la lourde tâche d’aider Alice à préserver ses terres d’une guerre sans merci contre l’Ombre Noire. Parviendront-ils à sauver son royaume ou périra-t-il aux mains de son ennemi ?

C'est avec beaucoup de déception que je ressors de cette lecture. Je n'ai vraiment pas réussi à accrocher.

Est ce le fait que trop de fantastique tue le fantastique. Le résumé de ce roman avait pourtant attisé ma curiosité et suscité un certain intérêt, mais rien de ce que j'espérais n'est en faire ressorti de mes attentes.

Le style est pourtant fluide et l'écriture plaisante mais c'est le fond même de l'histoire qui m'a véritablement dérangé. J'ai eu beaucoup de mal à suivre les aventures d'Alice et Benjamin, ce n'est pourtant pas faute d'avoir tenté de m'accrocher à cette histoire que j'aurai tendance à classer davantage dans la catégories de contes que de romans. 

Toutefois, je tiens à souligner que l'auteure a une imagination sans borne, ce qui lui permet d'avoir une certaine aisance rédactionnelle dans le détail des scènes mettant en avant ses principaux personnages: Alice Meyer et Benjamin.

Je me rends compte que je suis sans doute un peu sévère dans mon analyse et pourtant je reconnais beaucoup de qualités à l'auteure, surtout pour une si jeune écrivain. Je pense surtout que ce livre s'adresse davantage à un public très jeune pour qui un monde aussi fantasque paraîtra sans doute fascinant.

Au final, c'est surtout dommage pour moi, car il n'y a rien de mauvais dans ce roman, si ce n'est une vision un peu trop "enfantine" de l'histoire à mes yeux.

12 petits chapitres qui s’enchaînent sur 93 pages avec une couverture très attrayante et une auteure à encourager. Je ne désespère tout de même pas de lire un autre roman de Cédrine Tille qui je l'espère m'emportera pour de bon cette fois. Auteure à suivre...

Merci à Julien et aux Editions Mélibée pour la découverte de cette jeune et nouvelle auteure.

Note : 5/10

Et si vous souhaitez vous procurer "En fin heureuse" de Cédrine TILLE, le lien est le suivant : http://www.editions-melibee.com/catalogue/9782362527746-en-fin-heureuse/

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