Petite présentation (par Cécile V.)

Petite présentation By Cécile V.

Ce blog, c'est celui d'une mordue de littérature. En effet, la lecture est ma passion et elle ne s'arrange pas avec l'âge pour mon plus grand plaisir.

Modestement, je souhaite juste démêler mes impressions, mes idées et mes suggestions qui me viennent lorsqu'entre mes mains, un livre s'achève, une dernière page se tourne, une histoire se finit et quand toute aventure de lecture prend fin. C’est alors que l’écriture rentre en jeu en tentant au maximum de trouver les mots justes, les tournures adéquates pour exprimer le fonds de mes pensées, de mes sentiments, de ce qui à mon sens aurait du être ou ne pas être. Bien évidemment, ce n’est qu’un humble avis qui ne se veut pas universel, ni juste, mais raisonné et pourquoi pas, vous apporter quelques bons conseils et pistes de futures nouvelles lectures.

Vous l'aurez sans doute compris, la lecture est un monde tellement à part, tellement supérieur que s’exercer à la critique n’est qu’une façon détournée de prolonger un instant cet événement hors du temps pour en jouir.

Verba volant. Scripta manent.

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dimanche 28 décembre 2014

Au Bonheur des Dames - Emile Zola



Au bonheur des dames
Emile Zola
Editions France Loisirs
610 pages

Première édition : 1883
Paru en 1990 aux éditions France Loisirs

Quatrième de couverture

Octave Mouret affole les femmes de désir. Son grand magasin parisien, Au Bonheur des Dames, est un paradis pour les sens. Les tissus s'amoncellent, éblouissants, délicats, de faille ou de soie. Tout ce qu'une femme peut acheter en 1883, Octave Mouret le vend, avec des techniques révolutionnaires. Le succès est immense. Mais ce bazar est une catastrophe pour le quartier, les petits commerces meurent, les spéculations immobilières se multiplient. Et le personnel connaît une vie d'enfer. Denise échoue de Valognes dans cette fournaise, démunie mais tenace. Zola fait de la jeune fille et de son puissant patron amoureux d'elle le symbole du modernisme et des crises qu'il suscite. Zola plonge le lecteur dans un bain de foule érotique. Personne ne pourra plus entrer dans un grand magasin sans ressentir ce que Zola raconte avec génie : les fourmillements de la vie.



Deux raisons m'ont poussé à lire ce grand classique Au Bonheur des dames d'Emile Zola.
Primo, pour une accro de littérature, il serait impensable à trente quatre ans de ne pas avoir lu la plupart des romans d'Emile Zola. Ultimo, je possède un héritage complet de toute la collection des Rougon-Macquart achetés aux Editions France Loisirs dans les années 90 par mon cher papa, alors autant vous dire que je n'ai aucune excuse à les laisser prendre la poussière dans ma bibliothèque sans en avoir ouvert ne serait-ce qu'un seul. Par conséquent, je compte bien suivre les traces de mon cher paternel et m'engloutir les vingt volumes de la saga romanesque des Rougon-Macquart écrit par Emile Zola entre 1871 et 1893.

Le seul roman d'Emile Zola que j'ai été amené à lire jusqu'à aujourd'hui est Germinal. Je devais avoir environ treize/quatorze ans à l'époque. Je m'en souviens, car peu de temps après l'avoir lu, le roman a été adapté au cinéma en 1993 avec d'ailleurs le chanteur Renaud dans le rôle d'Etienne Lantier. J'ai le souvenir d'être allé le voir accompagné de mes parents, grands-parents,... ma tendre et adorable grand-mère assise à mes côtés.

Au Bonheur des Dames se trouve être le onzième volume de la suite romanesque des Rougon-Macquart. J'ai préféré commencer par ce tome-ci dans la mesure où il s'agit du plus célèbre avec Germinal et c'est sans doute celui qui m'a le plus attiré pour une lecture aux portes des fêtes de Noël.

Dans Au Bonheur des Dames, on découvre l'histoire de Denise. Dans l'espoir d'une vie meilleure, accompagnée de ses deux frères Jean et Pépé, elle débarque de sa Basse-Normandie natale à Paris suite au décès de leur père.  Elle se présente alors chez son oncle Baudru espérant y trouver du travail. Malheureusement, comme la plupart des autres commerçants  du quartier, l'oncle Baudru peine à faire tourner sa boutique et ce à cause d'un concurrent de taille ayant pignon sur le trottoir d'en face susnommé Le Bonheur des Dames. Cet immense magasin de nouveautés avec des stocks gigantesques fait tourner la tête d'une clientèle féminine affriandée par des prix défiants toute concurrence. C'est alors que Denise décide de se faire embaucher dans cette immense boutique. Elle va devoir assumer la méchanceté et la jalousie des vendeuses, la dure vie parisienne et le caractère complexe, facétieux et charmeur d'Octave Mouret, le propriétaire du magasin.

Au travers de son roman Emile Zola nous conte non seulement les histoires et les déboires de Denise mais se sert de celui-ci pour faire une analyse de la société dans laquelle il est amené à évoluer. Au Bonheur des Dames se trouve être finalement le personnage principal de ce roman. Au travers de son œuvre, on assiste avec impuissance à la disparition des petits commerces au profit des plus grands. C'est le début du commerce actuel avec l'apparition de la réclame, de la vente promotionnelle par le biais de produits vendus aux rabais ("le tant pour cent" très souvent utilisé dans le roman) et des réflexes commerciaux qui sont aujourd'hui toujours d'actualité.

Emile Zola est également un as de la description à l'image d'Honoré de Balzac avec notamment Le Père Goriot. Et ce n'est d'ailleurs pas si étonnant quand on sait qu'Emile Zola était un fervent admirateur de ce dernier. Chaque scène de la vie quotidienne est détaillée avec une étonnante qualité.
Emile Zola reste un auteur de talent.  J'ai désormais hâte de découvrir le premier tome de cette suite romanesque avec La Fortune des Rougon. Un joli voyage dans le XIXème siècle accessible et excitant.

Note : 9/10


mardi 16 décembre 2014

Septembre rouge d'Anders Bodelsen



Septembre rouge
Anders Bodelsen
 Traduit du danois par Christine Berlioz et Laila Flink Thullesen
289 pages

Parution : 23 octobre 2014
Editions Folio
Collection Policier

Quatrième de couverture

Søren est mort dans lors d'un glissement de terrain en montagne. Sa femme Vera l'a identifié sans le moindre doute, tous l'ont pleuré, puis ont fait leur deuil. Et les années ont passé... Mais alors qui est cet homme que Jens a cru voir dans une station-service où il s'était arrêté par hasard ? Convaincu d'avoir reconnu son frère - bien vivant - Jens va tenter de comprendre qui était vraiment Søren et quels secrets pourraient l'avoir obligé à disparaître...



Un grand merci aux éditions Folio et à toute l'équipe de Livraddict pour m'avoir permis de découvrir ce roman.

Cinq années se sont écoulées depuis la mort de Søren lors d'une expédition en montagne. Vera, sa femme qui l'a identifié sans aucun doute possible continue à vivre malgré l'absence douloureuse de son mari. Un jour, son frère Jens se rends dans une station-service et croise  le regard d'un homme qui ressemble énormément à Søren. Dans l'esprit de Jens, le doute s'installe, se pourrait-il qu'il s'agisse effectivement de son frère?
Parce que cette rencontre va le troubler, il décide finalement d'appeler Vera, la veuve de son frère, qu'il n'a pas revu depuis plusieurs années.

Un style simple avec une histoire plutôt réaliste et des personnages ordinaires qui se suffisent à eux-mêmes.
Dans ce roman, nous ne sommes pas réellement dans un policier. Il ne faut pas s'attendre à y trouver flics, meurtriers et victimes. Le concept même de cet ouvrage est très subtil et le choix du titre l'est tout autant. L'auteur y mêle beaucoup d'aspects liés à la politique interne qui règne au Danemark et c'est sans doute le plus déroutant dans l'histoire. L'intrigue est mystérieuse et opaque.

Je reviens d'ailleurs sur le choix du titre, Septembre rouge, certainement une allusion au passé de Jens et Søren noirci par leur dérive terroriste à l'époque de leur jeunesse insouciante. Malheureusement, parfois les spectres du passé ressurgissent.
Après toutes ces années, Jens qui avait réussi à se construire une vie paisible et sans problème, va de nouveau devoir se risquer pour sauver son frère.

Un livre agréable à lire et à découvrir. L'aspect politico-économique présent dans cet opus peut éventuellement dérouter par moment mais le style de l'auteur fait de cet ouvrage une découverte plutôt atypique pour un roman de la catégorie policier.

Un livre à découvrir!

Note : 7/10

dimanche 14 décembre 2014

Le lit de Procuste : 242 jours en Algérie de Luc Véron




Le lit de Procuste : 242 jours en Algérie
Luc Véron
Editions Mélibée

86 pages
Genre : roman historique

Quatrième de couverture

Le Lit de Procuste suit les pas d’un garçon de vingt ans embarqué malgré lui dans le théâtre d’ombres des événements d’Algérie.
Il n’y a pas un soupçon d’héroïsme chez ce jeune fils d’ouvrier qu’on habille en officier et qui subit la guerre plus qu’il ne la fait. Il s’en sort comme on se sort d’un mauvais pas. Il ne connaît pas l’illusion lyrique des vainqueurs ou des vaincus. Il s’en tire par le silence qu’il habite et laisse en héritage. Le Lit de Procuste est le récit de ce silence par son héritier. Une affaire de filiation, en somme, sur fond d’événements historiques, plus que l’Histoire elle-même.



Je remercie une nouvelle fois Julien et les éditions Mélibée pour la découverte de ce nouveau roman, Le Lit de Procuste : 242 jours en Algérie de Luc Véron.

Moins de 90 pages, Le Lit de Procuste : 242 jours en Algérie se lit en quelques heures. Mélange de roman historico-politico-militaire, l'auteur nous expédie au front, en plein milieu de la guerre d'Algérie, nous sommes en 1957.
Le titre de ce roman est aussi implicite qu'explicite dans la mesure où l'auteur nous explique lui-même, en première page, le choix de celui-ci. L'aphorisme "le lit de Procuste" résume parfaitement le ton que l'auteur souhaite donner à son roman avec principalement la mise en accusation des militaires français ayant pratiqué la torture en Algérie et avec l'idée sous-jacente que cette guerre, longtemps qualifiée de maintien de l'ordre, se révélera finalement être une rébellion qui n'emploiera non pas des méthodes d'une guerre conventionnelle mais en utilisant le terrorisme et la guérilla à l'encontre de la population civile.
Un ouvrage clair et détaillé qui explique le déroulement des évènements durant la guerre d'Algérie. Ce récit éclaire des points indispensables à la connaissance du passé mais également à la compréhension des conditions de ce conflit de la décolonisation en suivant les pas de Serge V., jeune garçon d'une vingtaine d'années, qui durant son service militaire va se retrouver au milieu de cette guerre sans y prendre réellement part, mais comme le dit l'auteur, il va la subir de plein fouet.
Le point négatif de ce roman se situe dans le vocabulaire spécifique à l'armée, très militaire et parfois un peu déroutant à la compréhension du roman et au suivi de celui-ci. Je n'ai donc et malheureusement pas été très à l'aise dans la lecture de ce récit en raison de la technicité de ces nombreux termes militaires employés.

Un roman qui ravira sans nul doute les férus d'Histoire et les passionnés du genre.   
Note : 5/10

Et si vous souhaitez vous procurer "Le lit de Procuste : 242 jours en Algérie" de Luc Véron, le lien est le suivant : http://www.editions-melibee.com/livre.php?isbn=9782362525391

vendredi 12 décembre 2014

Trente-six chandelles de Marie-Sabine Roger




Trente-six chandelles
Marie-Sabine Roger
Editions du Rouergue

278 pages
Parution : 20.08.2014
Genre : littérature française, humour




Quatrième de couverture
Allongé dans son lit en costume de deuil, ce 15 février, à l'heure de son anniversaire, Mortimer Décime attend sagement la mort car, depuis son arrière-grand-père, tous les hommes de sa famille sont décédés à onze heures du matin, le jour de leurs 36 ans. 
La poisse serait-elle héréditaire, comme les oreilles décollées ? Y a-t-il un gène de la scoumoune ? Un chromosome du manque de pot ? Que faire de sa vie, quand le chemin semble tout tracé à cause d'une malédiction familiale ?

Entre la saga tragique et hilarante des Décime, quelques personnages singuliers et attendrissants, une crêperie ambulante et une fille qui pleure sur un banc, on suit un Mortimer finalement résigné au pire.
Mais qui sait si le Destin et l'Amour, qui n'en sont pas à une blague près, en ont réellement terminé avec lui ?


Dans le cadre de la 5ème édition des Matchs de la rentrée littéraire 2014 organisée par Priceminister-Rakuten et parmi une jolie sélection de livres ayant été proposés, je me suis orientée sur le roman Trente-six chandelles de Marie-Sabine Roger aux éditions du Rouergue. Le résumé a piqué ma curiosité et la couverture de ce dernier a attiré mon attention.  

Ce roman pose un regard étonnant avec une pointe d'humour noire sur le tragique destin de toute la descendance masculine d'une même famille, portant le même nom" Decime", destinée à mourir, tous, à 11h00, le jour de leur 36ème anniversaire, avec en plus un prénom pour chacun d'entre eux commençant tous par la même syllabe "Mor".

Nous sommes le 15 février, c'est aujourd'hui les 36 ans de Mortimer Decime, il est bientôt 11h et comme tous les autres hommes de sa famille, il se prépare à mourir. Revêtant son plus beau costume, Mortimer a déjà tout prévu, il a résilié son bail, l'électricité et le gaz ont été coupés, il n'a plus qu'à s'allonger dans son sofa et attendre 11h, l'heure de son infortune.

On apprécie fortement ce roman du début à la fin. Même si le sujet abordé n'a rien de plaisant, on se bidonne. C'est excellent! L'humour noir est présent de manière plutôt légère afin de ne pas brusquer le lecteur et les anecdotes du passé contées par Mortimer sont excellentes et véritablement cocasses.

On envie l'affection que Mortimer partage avec ses amis Paquita et Nassardine, les deux autres protagonistes de ce roman. On les aime ces deux là! De amis aimants qui ne demandent jamais rien en retour et qui ne se contentent que du peu, seul l'amour qu'ils se portent mutuellement les comblent de bonheur. Attachants, déconcertants, un brin extravagant et drôle, ils apportent également la touche d'humanité à ce roman qui ne fait pas que nous tordre de rire, mais qui nous donne également une jolie leçon de vie.

On y rencontre également Jasmine, un personnage tout aussi étonnant et léger que les autres.

Le style de l'auteur est léger et respire la bonne humeur. Les répliques sont saisissantes et efficaces.

Un roman agréable gonflé d'humour et de fantaisie!

Je remercie encore Priceminister et son opération des Matchs de la rentrée littéraire 2014 m'ayant permis de découvrir ce fabuleux roman! 

Notes :
- qualité de l'écriture : 4/5
- plaisir de lire : 4/5
- originalité du livre : 4/5

Note globale : 8,5/10

La Promesse d'Hécate - Tome 1 : La Gardienne d'Ophélie Piras



La promesse d'Hécate
Tome 1 : La Gardienne
Ophélie Piras
Editions Bookelis

Version E-Pub
300 pages
Genre : fantastique


Quatrième de couverture

Claire est une lycéenne de 17 ans qui vit en campagne française une existence qui est loin de lui convenir. Ennui, monotonie, mal aise ... Cela est bien loin de ses rêves d'aventure, de découverte. Lorsqu'un jour tout bascule lors d'un événement surnaturel, Claire est loin de se douter qu'elle regrettera sa vie d'avant. Pourchassée, elle est devenue la cible de prédateurs plus que déterminés à l'abattre. Accompagnée par Matt, ancien camarade de classe au passé hautement compliqué, Claire doit affronter des situations plus dangereuses les unes que les autres. Alors qu'elle tente de rester en vie, c'est sa propre nature qui pourrait bien lui causer le plus de soucis. Mais qui est-elle réellement ? Et pourquoi veut-on la tuer ? Claire se débat les yeux à demi-ouvert sur un monde dont elle ne soupçonnait même pas l'existence. Entre problèmes de confiance et problème d'identité, Claire ne peut s'imaginer ce qui l'attend au détour de son voyage.



Je tiens à remercier BookinetteGirl, autre blogueuse et chroniqueuse littéraire, qui m'a permis de découvrir cette toute jeune et nouvelle auteure, Ophélie Piras, avec son premier roman, La Promesse d'Hécate - Tome 1 La Gardienne

Ophélie Piras a un énorme talent et il est bien dommage qu'elle n'est pas eu la possibilité d'être encadrée par une personne qui aurait pu lui apporter de vrais conseils mais également une corrections de certaines maladresses, c'est le petit soucis avec  l'auto-édition, toutefois, je suis admirablement surprise du sérieux potentiel de cette très jeune auteure.

J'ai tout de suite accrochée dès les premières pages. L'univers des ados me plaît énormément et c'est certainement pour moi une manière de ne pas vieillir trop vite!

Dans ce roman, nous faisons ici la connaissance de deux personnages principaux : Claire et Matthieu. On s'attache réellement aux deux protagonistes ainsi qu'à la petite Kristie, la petite chatte de Claire qui va l'accompagner dans tous ses déboires. On affectionne tout particulièrement cette petite boule de poils et l'auteure a eu l'adresse de laisser planer une sorte de mystère sur l'animal.

Matthieu dans sa description nous fait penser à un autre héros de fiction, aussi beau et énigmatique qu'Edward Cullen, toutefois nous sommes très loin d'un roman à la Twilight.

L'auteure, si jeune, possède déjà une très belle plume et une aisance rédactionnelle avec le monde qu'elle s'est imaginée et qu'elle a été capable de retranscrire de manière admirable. Malgré parfois quelques longueurs lors des hallucinations et des rêves de Claire qui nous brouillent un peu l'esprit, les personnages ont été travaillés avec minutie et on ne peut nourrir que de l'empathie à leur égard.

Si au départ nous pensons intégrer un monde purement réel, on s'aperçoit très vite que nous plongeons dans un univers de magie et de fantastique.

Le seul point négatif que je tiens à souligner  est en rapport avec la couverture même du roman qui n'est pas forcément très attirante. Je comprends toutefois qu'il s'agit ici d'une auto-édition et qu'il n'est sans doute pas toujours évident de se démarquer à ce niveau.

Ce sera avec grand plaisir que je serai présente pour lire le second tome de cette belle épopée fantastique.

En attendant, un grand bravo à l'auteure pour ce premier roman.

Note : 7,5/10

lundi 8 décembre 2014

L'oiseleur de Max Bentow


L'oiseleur
Max Bentow

Traduit de l'allemand par Céline Hostiou
Editions Denoël
Collection Sueurs Froides
336 pages

Parution : 6 novembre 2014
Genre : Policier, Thriller


Quatrième de couverture

Seul point commun de ses victimes : une abondante chevelure blonde qui semble rappeler les plumes d’oiseaux dont il couvre leur corps… 


L’inspecteur Nils Trojan traverse une phase difficile. Divorcé, père d’une fille unique, il consulte en secret une fois par semaine la psychologue Jana Michels car il souffre de crises d’angoisse. En tant qu’inspecteur de la brigade criminelle, il ne peut se permettre de montrer le moindre signe de faiblesse. 

Un jour, dans un quartier populaire de Berlin, il trouve le corps d’une jeune femme, violemment assassinée. Elle a le crâne rasé, recouvert de plumes, et un oiseau mort a été placé à l’intérieur de la plaie mortelle. Avant que Trojan n’ait le temps de comprendre ce qui s’est passé, l’Oiseleur frappe à nouveau, laissant la même signature macabre. L’inspecteur comprend très vite que l’Oiseleur est attiré par les femmes jeunes, blondes, à l’épaisse et ondoyante chevelure… Exactement le portrait de Jana. Dès lors, un duel à mort s’engage entre Nils Trojan et le dangereux psychopathe. Max Bentow plonge dans les tréfonds d’une âme en proie à la folie et nous livre le thriller le plus haletant de l’année.



Je remercie une nouvelle fois Célia et les Editions Denoël pour la découverte de ce roman, L'oiseleur de Max Bentow.

Si la quatrième de couverture m'a séduite, l'ensemble du roman n'a pas eu l'effet galvanisant auquel je m'attendais. En effet, les personnages manquent sincèrement d'approfondissements et s'attacher à l'un d'entre eux en est presque difficile, même avec le personnage principal, l'inspecteur Nils Trojan.

Le caractère psychopathe du meurtrier est malheureusement trop peu exploité. Il aurait été agréable d'en apprendre davantage sur la nature profonde de ses agissements. La résultante de ses meurtres et sa nature de déséquilibré sont restés flous. Je suis un peu déçue du contenu.
Toutefois la plume de l'auteur est fluide et plutôt agréable à lire avec de courts chapitres qui font que ce roman se lit assez vite.

L'intrigue n'est guère surprenante et c'est d'ailleurs fort dommageable car on en déduit facilement et rapidement l'identité du meurtrier avant même d'en connaître son nom. Toutefois, j'ai beaucoup apprécié cette fin ouverte laissant présager une éventuelle suite.

Après , A mains nues de Paola Barbato, qui fut un énorme coup de cœur pour moi, c'est le second roman de la collection "Sueurs Froides" que je suis amenée à lire aux Editions Denoël, mais il est vrai que L'oiseleur manque de profondeur.

A noter, malgré ces quelques maladresses un peu décevantes, la couverture de ce roman est tout simplement magnifique. En effet, derrière l'image des ergots de l'oiseau et des plumes, le fond de la couverture est de couleur brillante argentée, c'est tout simplement sublime.

Note : 5,5/10

Et si vous souhaitez vous procurer "L'oiseleur" de Max Bentow, le lien est le suivant : http://www.denoel.fr/Catalogue/DENOEL/Sueurs-Froides/L-Oiseleur