Petite présentation (par Cécile V.)

Petite présentation By Cécile V.

Ce blog, c'est celui d'une mordue de littérature. En effet, la lecture est ma passion et elle ne s'arrange pas avec l'âge pour mon plus grand plaisir.

Modestement, je souhaite juste démêler mes impressions, mes idées et mes suggestions qui me viennent lorsqu'entre mes mains, un livre s'achève, une dernière page se tourne, une histoire se finit et quand toute aventure de lecture prend fin. C’est alors que l’écriture rentre en jeu en tentant au maximum de trouver les mots justes, les tournures adéquates pour exprimer le fonds de mes pensées, de mes sentiments, de ce qui à mon sens aurait du être ou ne pas être. Bien évidemment, ce n’est qu’un humble avis qui ne se veut pas universel, ni juste, mais raisonné et pourquoi pas, vous apporter quelques bons conseils et pistes de futures nouvelles lectures.

Vous l'aurez sans doute compris, la lecture est un monde tellement à part, tellement supérieur que s’exercer à la critique n’est qu’une façon détournée de prolonger un instant cet événement hors du temps pour en jouir.

Verba volant. Scripta manent.

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dimanche 19 octobre 2014

[Chronique] La soif primordiale, de Pablo de Santis






La soif primordiale
Pablo de Santis
Editeur : Folio SF - Gallimard
288 pages
Parution : 28.08.2014

Traduit de l'espagnol (Argentine) par François Gaudry



Dans la Buenos Aires des années 50, à l’ombre de la dictature, Santiago, un jeune provincial réparateur de machines à écrire, se retrouve par hasard responsable de la rubrique ésotérique du journal où il travaille et informateur du ministère de l’Occulte, organisme officiel chargé de la recherche sur ces thèmes et les vérités qu’ils recouvrent. Malgré son scepticisme à l’égard du surnaturel, Santiago assiste à une rencontre de spécialistes des superstitions, y est témoin d’un meurtre et mis en contact avec « les antiquaires », des êtres extraordinaires qui vivent dans la pénombre entourés d’objets anciens, vendent de vieux livres et sont la proie d’une soif primordiale, celle du sang. Le hasard ou le destin, mais surtout un étrange amour, puissant et troublant, amènera Santiago à ne plus résister à cette soif et il devra alors chercher à survivre, peut-être pour l’éternité, dans un monde hostile.


Je remercie le site Livraddict et les éditions Folio-Gallimard pour ce partenariat littéraire.

Si la lecture de la quatrième de couverture m'a paru originale, le texte vient en effet confirmer cette impression.

Ici, nous sommes à des années lumières du concept à la Twilight. Pablo de Santis a en effet tenu à réinterpréter le mythe du vampirisme d'une manière plutôt étonnante avec une pointe de modernisme argentin.  La Soif primordiale conte l'histoire de ces fameux suceurs de sang à un détail près, le mot "vampire" ne sera jamais prononcé ou cité durant tout le récit. Pablo de Santis préfère leur attribuer le nom "d'antiquaires". A juste titre et comme en démontre ce qualificatif, ces derniers se passionnent tous pour la même chose : un enthousiasme enragé pour les choses du passé.

Le personnage principal, Santiago Lebron, réparateur de machines à écrire, aptitude que lui a transmis son oncle, se voit devenir par la suite journaliste dans un quotidien argentin populaire dans l'Argentine des années 50.

On pourrait s'attendre à lire quelques bribes de l'Histoire de l'Argentine et de sa dictature mais il n'en est rien. L'histoire se focalise essentiellement sur  la personne de Santiago, ses dilemmes et sur les protagonistes qu'il va être amené à croiser sur sa route.

Au journal, on le charge de s'occuper de la rubrique de l'occulte malgré son scepticisme, mais lorsqu'il croise la route des antiquaires, ces derniers vont devenir sa préoccupation majeure.
C'est alors que Pablo de Santis fait évoluer son personnage principal dans un univers sombre, énigmatique,  au milieu d'étagères et de bibliothèques poussiéreuses à la recherche d'un vieil ouvrage qui pourrait s'avérer être la clé.

L'auteur articule ses phrases à un rythme effréné et régulier dans une ambiance angoissante et asphyxiante mais qui reste agréable à lire.

Même si ce roman n'est pas un coup de cœur pour moi, de part son originalité, j'en garderai un très bon souvenir. 

Note : 6/10