Petite présentation (par Cécile V.)


Ce blog, c'est celui d'une mordue de littérature. En effet, la lecture est ma passion et elle ne s'arrange pas avec l'âge pour mon plus grand plaisir.

Modestement, je souhaite juste démêler mes impressions, mes idées et mes suggestions qui me viennent lorsqu'entre mes mains, un livre s'achève, une dernière page se tourne, une histoire se finit et quand toute aventure de lecture prend fin. C’est alors que l’écriture rentre en jeu en tentant au maximum de trouver les mots justes, les tournures adéquates pour exprimer le fonds de mes pensées, de mes sentiments, de ce qui à mon sens aurait du être ou ne pas être. Bien évidemment, ce n’est qu’un humble avis qui ne se veut pas universel, ni juste, mais raisonné et pourquoi pas, vous apporter quelques bons conseils et pistes de futures nouvelles lectures.

Vous l'aurez sans doute compris, la lecture est un monde tellement à part, tellement supérieur que s’exercer à la critique n’est qu’une façon détournée de prolonger un instant cet événement hors du temps pour en jouir.

Cécile

Verba volant. Scripta manent.


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samedi 23 août 2014

La mécanique des fluides - Lidia Yuknavitch

La mécanique des fluides
Editions Denoël & D'ailleurs
336 pages
Catégorie : Littérature étrangère Anglo-saxonnes
Parution : 11 septembre 2014
Traduit par Guillaume-Jean Milan (Etats-Unis)



Quatrième de couverture

Nageuse depuis sa plus tendre enfance et espoir pour les Jeux olympiques, Lidia cherche à tout prix à échapper à un univers familial malsain et oppressant, entre un père alcoolique et une mère dépressive. Elle accepte une bourse sportive pour entrer dans une université au Texas, mais est renvoyée aussi sec pour consommation de drogues et d’alcool. Lidia décide alors de participer au projet d’écriture de Ken Kesey, auteur culte de Vol au-dessus d’un nid de coucou, car, elle en est convaincue, l’écriture est sa vocation. La Mécanique des fluides n’est pas une histoire d’addiction, d’abus et de perdition : c’est le triomphe implacable du pouvoir des mots et de l’écriture. Un roman coup de poing sur la résilience, dans lequel le récit autobiographique est magnifié par une écriture originale et percutante.


Mon avis

Je remercie tout d'abord Dana des Editions Denoël  pour la continuité de ce partenariat littéraire qui me ravis toujours autant.

En effet, enchantée de recevoir ce nouvel ouvrage dans le cadre de ce partenariat, j'avais hâte d'en commencer sa lecture.

Pour une ancienne lectrice de témoignages de vie, je dois dire que le résumé de ce roman m'a tout particulièrement attiré. Mon choix s'est fait rapidement.

Nonobstant, après lecture de l'ouvrage de Lidia Yuknavitch, je dois dire que je suis désormais très dubitative, perplexe et j'ai presque l'impression d'avoir décodé une rafale de pages peu agréables à lire avec un vocabulaire graveleux. Vous l'aurez donc compris, j'ai eu énormément de difficultés à terminer ce livre et il me laisse une note plutôt négative.

Le personnage principal qui n'est autre que l'auteur elle-même, Lidia Yuknavitch, tente de nous expliquer avec un style qui lui est propre, une enfance difficile avec un père dont on comprend qu'il aurait été incestueux envers Lidia et sa sœur. On y voir un personnage faible qui se noie dans l'alcool, la drogue, le sexe et on y découvre une jeune femme bien trop vulgaire à mon goût.

Le style de l'auteur est très particulier avec un manque évident de ponctuation. J'ai relevé plusieurs fois des phrases longues d'une dizaine de lignes sans une seule virgule, point, ou toute autre signe de ponctuation. Certains passages sont fait de plusieurs mots assemblés les uns aux autres, paragraphes que je n'ai même pas pris la peine de lire tant j'ai trouvé l'originalité déroutante.

Il faut malgré tout noter que l'enfance et l'histoire de l'auteur restent complexes et difficiles. Complexes, dans le sens où les souvenirs qui nous sont dévoilés le sont de manière désordonnés. Si nous sommes malgré tout prévenu dès le début par l'auteur que ses souvenirs sortiront sur le papier dans l'ordre où elle s'en souviendra, ce désordre reste fort désagréable pour le lecteur. On se noie sans difficulté dans les réminiscences de l'auteur. J'emploie également et volontairement le verbe "noyer" afin de faire un rappel au concept de l'eau plutôt bien exploité dans le sens où une certaine harmonie s'installe dans cette partie de lecture.

Enfin et je finirai sur une note un peu plus positive pour moi. En début de roman, on assiste au détail émouvant et cruel de l'enfant mort-né. Certes avec toujours le style propre à l'auteur avec un vocabulaire qui parfois se prête mal aux circonstances tragiques, avec un vocabulaire cru et brusque, l'auteur a réussi à m'émouvoir en début de roman, certes cela n'a pas duré, et j'en suis quelque peu fort déçue.

En conclusion, un récit autobiographique qui se termine sur une note bien négative. L'histoire aurait pu être bien menée mais il faut surtout tenir compte ici de l'originalité de l'auteur qui malheureusement lorsqu'il ne colle pas avec le style attendu par le lecteur, la déception est immense.

Note : 4/10

À paraître chez Denoël & D'ailleurs (Septembre 2014). 
Et si vous souhaitez vous procurer "La mécanique des fluides" de Lidia Yuknavitch, le lien est le suivant : http://www.denoel.fr/Catalogue/DENOEL/Denoel-d-ailleurs/La-Mecanique-des-fluides